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Fin prêt pour le grand démarrage

25 mai 2005, 00:00

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Hormis l?exercice de porte-à-porte et des réunions privées, les deux blocs ont limité leurs actions sur le terrain. Pas de grands rassemblements. On est également loin du folklore habituel. Pourtant, les stratégies et les cellules de communication semblent avoir déjà été identifiées. Il y a cependant une certaine hésitation à entrer pleinement en campagne. Elle traduit surtout un certain désarroi des partis. En effet, l?arrivée des radios privées a considérablement bouleversé la donne. De même, les partis semblent vouloir développer de nouveaux rapports avec les médias. Si l?information circule, c?est surtout celle que les partis veulent en vain contrôler.

Du côté de l?alliance MSM-MMM, à l?évidence, il existe une obsession de gérer au maximum l?information politique. Quant au flou qui a persisté autour de l?identité de ceux qui obtiendront une investiture de l?Alliance sociale, il a paralysé tous les aspirants candidats de ce bloc politique. C?est principalement à travers des très officielles conférences de presse que les dirigeants politiques ont donc choisi de communiquer jusqu?ici. Les choses devraient changer.

Au chat et à la souris

?La campagne électorale a connu un premier temps fort avec la mobilisation pour les meetings du 1er mai. Chaque bloc a voulu faire croire à l?opinion qu?il avait gagné cette manche, pensant que celui qui est perçu comme étant le plus fort attirerait les indécis pour faire pencher définitivement la balance en sa faveur?, explique le sociologue Malenn Oodiah.

Mais il semblerait qu?au jeu de perception, personne ne soit sorti vainqueur. ?Après la première phase, les deux camps se sont retirés pour accoucher, avec beaucoup de difficultés, de leurs listes des candidats et leurs manifestes électoraux. Durant cette période, on a eu l?impression que les deux camps, ayant intériorisé l?idée d?une lutte serrée, ont donné l?impression de craindre une éventuelle défaite. De fait, ils n?ont pas voulu prendre le moindre risque?, poursuit Malenn Oodiah.

Une campagne en demi-teinte et des adversaires qui jouent au chat et à la souris, c?est l?impression que l?électeur tire de la période post

1er mai. ?De nombreuses personnes disent : pa pe gagn konpran. C?est parce que personne n?est sûr du rapport de forces entre les deux camps. La situation s?éclaircira après le jour du dépôt des candidatures et le démarrage de la campagne à la télévision?, estime un observateur politique. Un avis partagé par Ram Seegobin. ?à ce stade, aucun des deux blocs n?est sûr de la victoire?.

Privée de contenu

Il est aussi question d?une campagne à deux niveaux. ?Du côté de l?alliance MSM-MMM, il y a une forme de campagne étatique qui a commencé avec la présentation du budget. L?opposition a mené son offensive avec sa contestation du rôle des Private Parliamentary Secretaries et ses dix propositions?, analyse Ram Seegobin. Le fait que les deux blocs n?abordent pas des thèmes aussi cruciaux que le sucre, le textile, le chômage, entre autres, prive la campagne d?un contenu qui aurait pu ajouter de la consistance à la joute.

La campagne est pourtant dans sa dernière phase. ?Si l?impression d?une lutte serrée persiste chez les deux blocs, on pourrait assister paradoxalement à une campagne relativement calme ? il faut bien ménager l?éventuel allié post-electoral. Si la tendance d?une victoire importante d?un camp sur l?autre, soit 40-20, se dessine, on risque d?avoir une fin de campagne rude et violente et notre démocratie en souffrira?, explique Malenn Oodiah.

Cela peut-être l?une des nouveautés de cette campagne qui, autrement, se résume, de l?avis de Ram Seegobin, à ?un mode de partage de pouvoir pour le MSM et MMM et à une campagne plutôt communale pour les travaillistes?.

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