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Räikkönen relance McLaren

23 mai 2005, 00:00

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Le Finlandais Kimi Räikkönen a remporté, hier à Monaco, le plus “glamour” des Grand Prix de la saison de F1, profitant de l’occasion pour relancer McLaren dans la course au titre mondial.

Räikkönen, déjà victorieux en Espagne il y a deux semaines, a confirmé que la domination exercée depuis le début de la saison par Renault était désormais sujette à contestation. Au classement des pilotes, le Finlandais revient sur les talons du leader, l’Espagnol Fernando Alonso, qui a connu une fin de course particulièrement épique dans la principauté.

Le pilote de l’écurie Renault a réussi à conserver jusqu’au drapeau sa quatrième place bien que sa monoplace ait terminé presque sur les jantes, son train de pneus arrière étant très endommagé. Alonso, vainqueur de trois GP, compte un total de 49 points, contre 27 à Raïkkonen et 26 à l’Italien Jarno Trulli. Chez les constructeurs, Renault affiche un total de 63 unités, contre 51 à McLaren.

Dans une course qui s’est décantée après les ravitaillements, l’Allemand Nick Heidfeld et l’Australien Mark Webber ont parfaitement tiré leur épingle du jeu. Les deux pilotes Williams accèdent au podium dans cet ordre.

Schumi malheueux

L’Allemand Michael Schumacher, sept fois champion du monde et toujours à la recherche d’un succès cette saison, a terminé septième au terme d’un week-end à nouveau marqué par le sceau de la frustration.

Le pilote Ferrari a été contraint de changer d’aileron au 25e tour, après une “touchette” avec la Red Bull de l’Ecossais David Coulthard.

Schumi, vainqueur de 15 épreuves sur 18 l’an passé, n’a jamais pu se mettre en évidence dans un Grand Prix qu’il affectionne.

En revanche, aucune anicroche n’est venue perturber la chevauchée fantastique de Räikkönen, parti en pole position et qui n’a jamais quitté la tête de la course. “C’est un Grand Prix tout à fait particulier”, a reconnu le Finlandais, deuxième derrière Juan Pablo Montoya en 2003 lorsqu’il courait pour Williams.

“Il y a deux ans, j’étais passé tout près de la victoire. Mais je n’avais pas réussi à doubler Montoya, a-t-il raconté. Cette fois, les choses sont différentes et je suis vraiment content.”

Deuxième pendant la majeure partie de la course, Alonso a sans cesse été pris entre deux feux : chasser derrière Raïkkonen et contenir les attaques de ses poursuivants.

“À plusieurs reprises, j’ai vu Alonso tout près de la sortie de piste. Mais il a tenu bon et a réussi à maîtriser sa monoplace”, a expliqué Webber.

“Lorsque vous n’avez plus de pneus sur le train arrière, il est impossible de savoir où vous allez et Alonso ne savait plus où il allait.”

Au sein de la meute lancée aux trousses d’Alonso, le plus virulent était incontestablement le Colombien Montoya sur l’autre McLaren.

Rejeté à la 16e place sur la grille de départ pour avoir provoqué un accrochage lors des qualifications, le Colombien réussissait une remontée spectaculaire. Il terminait cinquième.

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