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En attendant les candidats
On attendait la confirmation de certaines candidatures, on a eu des allégations et des accusations. Navin Ramgoolam ne lâche pas prise. Il continue à dénoncer « l?abus », par le gouvernement sortant, de l?appareil d?Etat pour sa propagande. Mais le leader de l?Alliance sociale fait surtout de graves allégations contre ce gouvernement. Tous les coups semblent bons à donner.
La première aura choqué. Provenant de Rama Valayden, qui la tient « de source sûre », affirme le leader du Parti travailliste, l?information serait que, « se sentant perdre les législatives, le gouvernement aurait invité des indésirables dans le pays munis de faux passeports ». Il commentait alors le risque d?une campagne violente. En tant que leader de l?opposition, a-t-il prévenu le commissaire de police de cet acte illégal ? Il dit avoir chargé Valayden de le faire. La deuxième est non moins grave. Il parle d?ingérence du gouvernement dans l?affaire Hurnam, dont la confirmation de la candidature attend le verdict de la cour.
Navin Ramgoolam est plus « raisonnable » quand il attaque le gouvernement sur les « bribes électoraux » : routes asphaltées dans les 20 circonscriptions de l?île, emplois créés dans des organismes parapublics, loans offerts sans les procédures appropriées, patentes de taxis accordées en 24 heures? Et le leader de l?opposition de « warn tou bann officiers ki suivre bann instructions blindly » : il sera sans appel quand il sera au pouvoir contre « tou bann officiers complices ».
Il s?est particulièrement attardé sur la campagne de communication marquant les quatre ans de la réforme Obeegadoo. « Comment peut-on se servir des fonds de l?Etat pour financer une campagne partisane ? Comment peut-on venir parler d?élections free and fair ? », s?est-il demandé. La MBC, traitée de « propagandiste en chef », en a aussi pris pour son grade. « Jamais dans l?histoire du pays n?a-t-on connu un tel abus de la part d?un gouvernement. Inauguration de jardins et d?hôpitaux, « rubans coupés » pour des « faux projets »? les ministres en campagne à chaque sujet aux infos », dit-il.
Quel meilleur moyen de démontrer la « mauvaise foi » du gouvernement que l?affaire des Private Parliamentary Secretaries (PPS). Le leader rouge s?en donne à coeur joie. Son action en Cour suprême a obligé « Paul Bérenger à back pedal et à demander aux dix concernés de démissionner ». Il est convaincu que la « justice sanctionnera le gouvernement » dans l?affaire des PPS, qui, assure-t-il, auront à rembourser salaires et allocations perçues depuis le 22 avril.
Il reste que nous étions venus pour la liste. Est-elle prête ? « Ena enn fine tuning pu fer », déclare Navin Ramgoolam, qui confirme qu?elle sera rendue publique mardi. Petits problèmes d?entente entre partenaires, laisse comprendre le leader rouge. « Tous doivent bien comprendre qui est la locomotive de l?Alliance sociale. »
N?est-ce pas sa propre hésitation qui est responsable de ce retard, comme l?insinuait hier sur les ondes Vishnu Lutchmeenaraidoo, las d?attendre la confirmation d?une candidature ? Navin Ramgoolam riposte. C?est Lutchmeenaraidoo qui a posé trop de conditions. « Li pe vinn plis Zorro ki Zorro», lance-t-il, avant d?ajouter, « je ne savais pas que la méditation menait à l?indécision ».
Invité à commenter la liste des candidats de l?alliance MSM-MMM rendue publique une heure plus tôt, Navin Ramgoolam a constaté que le « gouvernment n?a pu avoir d?adversaire contre (lui), son candidat attendant les conclusions d?une enquête préliminaire ».
Navin Ramgoolam est certain d?être à l?hôtel du gouvernement le 5 juillet et s?apprête à se mettre au travail. « Paul Bérenger et Pravind Jugnauth croient que leurs bribes de dernière minute vont les faire sauver la mise. Ils sont voués à l?échec », conclut-il.
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