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Moscou à l’épreuve des stats…

18 mai 2005, 00:00

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Le CSKA Moscou, qui défie le Sporting Portugal en finale de la Coupe de l’UEFA aujourd’hui à Lisbonne, ne part pas avec la faveur des pronostics et devra continuer à se jouer des statistiques, comme celle qui ferait de lui le premier club russe à remporter une coupe d’Europe de football.

Reversé fin 2004, contre toute attente, de la Ligue des champions à la C3 à la faveur d’un succès (3-1) à Paris face au PSG, le club de l’armée, porté par une attaque “dynamite”, a ensuite réalisé une campagne digne d’un parcours du combattant, terrassant le mythique Benfica, le Partizan Belgrade, Auxerre puis Parme.

Une réussite étonnante pour un club qui n’avait jusque-là jamais franchi les 8es d’une compétition européenne mais ne cesse de faire mentir les chiffres.

Déjà, la présence d’une équipe russe en finale de Coupe d’Europe a un seul précédent dans toute l’histoire : en 1972, à Barcelone, le Dinamo Moscou s’était incliné en Coupe des Coupes (ex-C2) face aux Glasgow Rangers (ECO/3-2).

“C’est une réussite formidable”, s’enthousiasmait d’ailleurs à l’issue des demi-finales la presse russe, ajoutant : “on peut désormais rêver au premier trophée majeur de la nouvelle Russie.”

Pour passer les demi-finales, le CSKA a là aussi fait fi des “traditions”. Après avoir obtenu le nul (0-0) à Parme, il a décroché, dans le stade du Lokomotiv, pour le 50e match européen de son histoire un succès à domicile inédit contre une équipe italienne (3-0).

Lors de sa campagne, le CSKA Moscou s’est, il est vrai, montré intraitable sur son sol, où il a obtenu des victoires décisives grâce à un secteur offensif de feu, un rouleau-compresseur auquel n’a résisté aucun adversaire, surtout pas Parme et Auxerre (4-0).

Orpheline de Sergueï Semak, parti au mercato pour le PSG, la jeune attaque moscovite n’en reste pas moins redoutable, alors que l’entraîneur Valery Gazzaev s’appuie sur une cellule chargée de repérer de nouveaux talents, en Russie mais aussi en Afrique et en Amérique du Sud.

De telle sorte que le secteur offensif du CSKA, emmené et inspiré par ses Brésiliens Vagner Love et Daniel Carvalho, possède une pépite en la personne de Yuri Zhirkov.

International de 21 ans, le Russe avait à lui seul ravagé l’aile droite de la défense d’Auxerre, début avril, avec deux buts et une passe décisive à son actif.

Mais, parvenu au dernier stade de l’épreuve, le CSKA devra cette fois se passer de match à domicile et, pire, se rendre sur terrain adverse, au Portugal, où il n’a pas gagné cette saison en deux occasions. Un handicap statistique de plus alors que, dans le passé, cinq des sept équipes à avoir vécu cette situation sont reparties au pays tête basse.

Mais le CSKA ne doute plus de rien : “Si nous continuons sur cette voie, nous jouerons bientôt la finale de la Ligue des champions!”, s’enthousiasme le gardien Igor Akinfeev, tout juste 19 ans.

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