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Mandelson veut agir sur deux produits
Le commissaire européen au Commerce extérieur, Peter Mandelson, s’est félicité hier de la coopération avec la Chine dans les négociations sur les moyens d’enrayer la hausse des importations de textiles dans l’Union européen (UE), même s’il a demandé des mesures d’urgence pour deux produits.
Il a dit espérer grâce aux négociations éviter l’instauration de quotas d’importation pour les t-shirts, dont la hausse des importations affecte surtout la Grèce, le Portugal et la Slovénie, tandis que pour le fil de lin ce sont la France et l’Italie qui sont les plus touchées. “Je suis ravi de la coopération que nous avons avec Pékin”, a déclaré Mandelson en parlant de “sens des responsabilités”.
Le commissaire européen au Commerce extérieur, Peter Mandelson, a proposé hier d’ouvrir des négociations formelles avec la Chine pour enrayer la hausse des importations de deux des neuf produits textiles qui ont dépassé le seuil d’alerte fixé par l’Union européenne.
Dans un communiqué, Mandelson, dont la proposition doit être entérinée par tous les commissaires et recueillir l’approbation d’une majorité qualifiée d’Etats membres de l’Union européenne, précise qu’il s’agit des t-shirts et du lin à tisser.
“Ce n’est que si la Chine ne prend pas de mesures efficaces que la Commission proposera des limites temporaires sur la croissance des exportations en provenance de Chine dans les catégories en question en 2005”, peut-on y lire.
La Commission a ouvert le 29 avril dernier une enquête sur l’impact de la hausse des importations pour neuf catégories de textiles depuis la supression des quotas le 1er janvier 2005. Cette enquête a abouti à la conclusion que des dommages irréparables risquaient d’être infligés à l’industrie européenne si rien n’est fait et les consultations formelles prévues dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), d’une durée de 90 jours, permettront aux Chinois d’agir.
Mais l’UE peut prendre des mesures d’urgence pour enrayer la hausse à 7,5 % par rapport à la même période de l’an dernier 15 jours après le début de ces consultations si elle estime que la Chine ne joue pas le jeu dans les négociations. La France et six autres pays de l’UE ont officiellement réclamé de telles mesures d’urgence, mais sur une gamme bien plus large de produits que les neuf soumis à enquête.
<I>Source : Reuters</I>
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