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Chabeenan Ramphul demeure en poste à l?aviation civile en Guyane
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Chabeenan Ramphul demeure en poste à l?aviation civile en Guyane
De Goodlands en Guyane, c?est encore un fils du sol qui dirigera l?aviation civile en Guyane En effet, le contrat de Chabeenan Ramphul, originaire de Goodlands et nommé directeur depuis 2003, a été renouvelé pour une période de deux ans.
Pour rappel, Chabeenan Ramphul qui a eu des ?difficultés à faire entendre sa voix à Maurice? avait préféré aller voir si l?herbe était plus verte ailleurs où il pourrait aussi avoir carte blanche?
Comme la majorité des jeunes Mauriciens des années 70, Chabeenan Ramphul prend de l?emploi dans le secteur public après ses études académiques. Il est affecté au département de la poste pendant trois ans avant de prendre de l?emploi au ministère de la santé.
En 1973, il décide de partir pour une formation dans le domaine de l?aéronautique. Il fait sa maîtrise au Cramfield Institute of Technology en Angleterre. Il est d?ailleurs le premier Mauricien inscrit à cet institut. Le deuxième compatriote à s?y inscrire, cinq ans plus tard, était Nash Mallam-Hassam, l?ancien directeur d?Air Mauritius.
Sa maîtrise en poche, Chabeenan Ramphul est embauché par la compagnie nationale d?aviation. En ce temps-là, il n?y avait que deux Twin Otters et très peu de perspectives. Chabeenan Ramphul fait donc un saut à la Banque de développement comme Investment Officer.
<B>?Difficile de fonctionner convenablement?
En 1982, il retourne à l?aviation civile comme ingénieur mécanique. ?C?est le premier balbutiement de cette institution?, se rappelle-t-il. Pendant cette période, Air Mauritius fait l?acquisition des Boeing 707.
Au fil des ans, Chabeenan Ramphul monte en grade. Il devient responsable de la sécurité aérienne avant de gravir les échelons jusqu?au post de Deputy Director Aviation Safety en 1995. Malheureusement, dit-il, il n?a pas ou peu de soutien de la part des autorités. ?Il était difficile de fonctionner convenablement. La lourdeur administrative gênait considérablement le bon fonctionnement des services et on prenait trop de temps à recruter du personnel.?
Chabeenan Ramphul décide alors de prendre un congé sans solde. Cap sur le Canada pour un poste de consultant au Transport Canada. Un an après, il se retrouve à Edmonton Airline, une autre compagnie aérienne canadienne.
En 2000, il retourne à Maurice pour reprendre de l?emploi à l?aviation civile. Hélas, explique-t-il, rien n?a changé, sinon en pire. Découragé et convaincu que ses compétences ne seront pas reconnues en terre natale, il se résigne à s?expatrier une nouvelle fois.
<B>Un homme heureux</B>
Il se joint à l?Organisation internationale de l?aviation civile et il obtient un poste aux Iles Maldives. Son contrat expiré, il retourne à Maurice en 2002. En un an, il réussit l?exploit de mettre sur pied l?Area Control Centre, dont l?objectif était de renforcer la sécurité aérienne, tout en assurant la formation de 40 nouvelles recrues.
Un an plus tard et à la suite d?un appel de candidatures, il postule avec succès pour le poste de directeur général de l?aviation civile en Guyane. ?Je me souviens que la sécurité aérienne était presque la même qu?à Maurice mais au bout de deux ans, le département de l?aviation civile a tellement progressé qu?elle a fini par devancer Maurice.?
Grâce à ses fonctions, Chabeenan Ramphul a eu l?occasion d?assister à des réunions de haut niveau avec les pays tels les Etats-Unis, le Canada et d?autres pays de Caraïbes. Et il a, dit-il, les mains libres pour faire progresser davantage l?aviation civile de la Guyane.
?Aujourd?hui je suis un homme heureux. Je suis en train d?accomplir des choses que je n?ai pu pour mon pays tout en espérant pouvoir le faire un jour.?
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