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Ces petits partis qui font campagne

16 mai 2005, 00:00

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Election après élection, il répond présent. Et cette fois encore, il ne peut s?imaginer ne pas participer à la joute électorale. Confortablement assis dans son 4x4, Anirood Gajadhur scande ses slogans sans relâche à travers un micro relié à de haut-parleurs fixés à son véhicule. Depuis 1982, le leader du Parti du peuple mauricien (PPM) essaie de convaincre l?électeur de lui donner une chance. ?Depuis le 2 mai, il est tous les jours sur le terrain. De 10 heures à 22 heures, il sillonne toute l?île. Il a un courage extraordinaire?, affirme un de ses proches.

Comme lui, des citoyens préfèrent prendre le taureau par les cornes au lieu de se limiter aux critiques de salon. Avec peu de moyens, ils affrontent les mastodontes de la politique, et souvent sans aucun espoir de victoire. Mais ils gardent confiance et ils continuent à militer pour leurs convictions.

Jean-Michel de Senneville, leader de l?Union mauricienne, a également repris la route. Ancien bras droit de Xavier-Luc Duval, il s?est retrouvé exclu de son parti pour avoir tenu tête au leader. Aujourd?hui, c?est seul, ou presque, qu?il brigue les suffrages. Pour la seconde fois, il pose sa candidature au n° 4 (Port-Louis-Nord-Montagne Longue). ?Ce n?est pas facile de se forger une place. Nous n?avons pas les mêmes moyens que les grands partis?, regrette Jean-Michel de Senneville. Qu?est-ce qui le fait courir ? ?La lutte contre une dictature déguisée des puissants?, répond celui qui est d?avis que le ?débat démocratique est en danger de mort?.

Le leader du Mouvement authentique mauricien (MAM), Eliézer François, peut pour sa part être considéré comme un électron libre au service des grands. Alors qu?il avait activement soutenu le Parti travailliste pour la partielle au n°7 l?année dernière, il ne sait pas encore pour qui il travaillera cette fois-ci. ?Le MAM se mettra en campagne pour le choix du Premier ministre seulement après le dépôt des candidatures?, soutenait-il récemment.

Pour Paula Atchia, patronne du Parti de la majorité, la lutte est toute autre. La seule raison de vivre de ce parti est de faire élire le plus possible de femmes. L?objectif est de voir un minimum de 20 femmes à l?Assemblée nationale, et cela peu importe la couleur politique. Le parti se propose d?aligner une femme dans chaque circonscription où les grands partis n?auront pas de candidates.?Bagdad compte 35 femmes élues dont sept sont ministres. Maurice, pays démocratique, ne compte que quatre femmes sur 70. Nous sommes loin d?une proportion acceptable?, fait ressortir Paula Atchia.

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