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Le journaliste Jacques Achille donne sa version des faits

4 mai 2005, 00:00

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Le constable Applasamy ?finn trangle mo likou?. Au tribunal de Mapou, hier, Jacques Achille raconte son ?calvaire?. Cela, dans le cadre du procès que le Directeur des poursuites publiques (DPP) intente à l?inspecteur Beeharry, au sergent Assyrigadoo et aux constables Taurachand et Appalasamy, accusés d?agression sur le journaliste et rédacteur en chef p.i. du magazine Week-End Scope.

L?agression aurait été commise le 4 février 2005 lorsque Jacques Achille couvre le Jump Around Concert qui s?est déroulé au stade Anjalay Coopen. Devant le magistrat Azam Neerooa, Jacques Achille explique qu?il a eu maille à partir avec les policiers de service ce jour-là.

Ces derniers, dit-il, ont ?mal agi? envers ses collègues. Il est par la suite arrêté et transporté dans un fourgon de la police au poste de police de Piton. Une fois dans le véhicule, dans l?aire de stationnement du stade, ?les coups commencent à pleuvoir?, précise le journaliste.

?Bann zournalis fer mari dan pei?

Il se trouve sur la banquette arrière du fourgon de même que trois policiers : Assyrigadoo, Taurachand et Appalsamy. L?inspecteur Beeharry se trouve à côté du chauffeur.

?Bann zournalis fer mari dan pei, lui aurait dit un policier avant d?ajouter, bizin donne zot enn leson?.

Les trois policiers seraient ensuite passés à l?action. Jacques Achille aurait reçu plusieurs coups de poing et des gifles. Et même un coup de poing au visage de la part de l?inspecteur Beeharry, ajoute le journaliste. ?Mo pa ti kapav defann moi.?

?Bann lapolis la ti violan. Zot dir ki la pres tro kritik lapolis, bizin donn zot enn koreksion.? C?est ce que lui auraient déclaré les policiers, affirme Jacques Achille. Celui-ci ajoute qu?il aurait été violemment agressé pendant le trajet Belle-Vue-Harel ? Piton.

Une fois au poste de police de Piton. il n?aurait pas été autorisé à utiliser le téléphone pour contacter son directeur. Les policiers l?ont ensuite emmené dans une chambre à l?étage. Et là, ?mo linett finn kabose, zot vinn pran sakoch. Zot dir moi tir mo soulie?. Le constable Appalsamy lui aurait même dit de ?sant enn sega pou moi?.

Contre-interrogé par Me Navin Ramchurn, avocat des policiers, Jacques Achille a maintenu avoir été agressé par les quatre policiers. ?Mo finn met enn lake ferblan lor sa bann policie. J?ai dit la vérité. J?ai été victime de la brutalité policière.?

Le DPP était représenté par Me Nanda Reddy. L?avoué Claude Moutia, qui représente Jacques Achille, a assisté la poursuite. Le procès a été renvoyé au 10 mai 2005.

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