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La raffinerie de pétrole plaît aux Gaz Industriels
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La raffinerie de pétrole plaît aux Gaz Industriels
S?il y a des Mauriciens à prendre au sérieux le projet de raffinerie de pétrole, en terre mauricienne, ce sont bien les dirigeants des Gaz Industriels Ltd. Qui dit raffinerie, dit production d?azote. Un rendez-vous, donc, à ne pas rater. Cette entreprise voit le jour en 1952. Il s?agit d?une initiative de Robert Lemaire et d?une usine que dirige, en 1980, M. Pierre de Gersigny. Elle se trouve à G.R.N.O. Elle produit annuellement, à l?époque, six millions de pieds cubes d?oxygène, 1,8 m. d?acétylène, 200 000 pieds cubes d?azote, 500 000 pieds cubes d?hydrogène, 600 000 pieds cubes d?oxygène médical. Elle fabrique des baguettes de soudure. Elle contrôle, depuis 1972, Electrode Manufacturers Co. qui produit sans forcer 150 tonnes d?électrodes par an. Elle distribue aussi sur le marché local 30 tonnes de protoxyde d?azote, fabriqué à meilleur marché à la Réunion où elle compte une succursale mais aussi un partenaire.
Les Gaz Industriels doivent beaucoup à M. Payet qui dirige une entreprise réunionnaise de gaz industriels depuis 1937. C?est lui que Robert Lemaire va voir pour prendre conseil avant d?ouvrir sa propre fabrique. Il s?agit d?approvisionner ceux qui doivent alors importer d?Afrique du Sud des cylindres d?oxygène et d?acétylène.
Outre le demi-million de grands et petits ateliers mécaniques, les clients de l?usine de G.R.N.O. sont, en 1980, les 21 usines sucrières, les grands ateliers tels Forges Tardieu, Taylor Smith, A.G. Maurel, Desbro, Litronix, une fabrique de pièces informatiques, à qui l?on doit la création d?une unité de production d?hydrogène.
Les contraintes que rencontrent les Gaz Industriels sont les cylindres de gaz qui ne lui sont pas retournés et qui doivent être remplacés, nécessitant un coût additionnel annuel d?un demi-million de roupies. La manutention au ralenti du ?port le plus moderne d?Afrique et d?Asie?, Hurryparsad Ramnarain dixit, nécessite des stocks d?un semestre alors que la norme est de s?en tenir à des stocks mensuels. Le coût de l?électricité devient préoccupant. La note du CEB passe de Rs 28 895 en février 1978 à Rs 55 070 en février 1980. Les investissements de 1978 et de 1979 sont de l?ordre de Rs 7 millions. Bref, à GRNO, on ne laisse rien au hasard, en prévision de l?éventuelle arrivée d?une raffinerie de pétrole que convoitent également les Réunionnais.
Bertyco Berthelot interviewe, pour sa part, un jésuite espagnol de passage à Maurice. Il s?agit du R.P. Carlos Valles, plus connu en Inde où il réside, depuis 1950, comme le ?prêtre au kurta? d?Ahmedabab, Gujerat. Il enseigne, en gujerati, les mathématiques à des étudiants universitaires de cette ville. Il sait qu?il ne suffit pas de porter les vêtements traditionnels indiens pour s?imprégner des mentalités de la grande péninsule. Il comprend d?instinct que, pour communiquer fructueusement avec ses étudiants, il doit parler leur langue, le gujerati. Il l?apprend systématiquement et suffisamment pour pouvoir lire, en cette langue, la version originale de l?autobiographie de Gandhi et pour pouvoir rédiger, toujours en gujerati, livres et articles d?opinion qui impressionnent d?autant qu?il réside volontiers chez l?habitant, partageant repas et tâches ménagères pour mieux comprendre l?Inde de l?intérieur. Des hindous lui témoignent leur gratitude pour pouvoir expliquer, si bien et dans leur langue maternelle, des rites religieux paraissant parfois trop mystérieux. Il ne tarit pas d?éloges pour les progrès réalisés par l?Inde. La Révolution Verte accroît sans cesse la production agricole. Il en va de même au niveau industriel. D?un luxe réservé jadis aux seules élites, l?Education se démocratise de jour en jour.
Un produit anti-crevaison en vente à Maurice. Il est 13 h 30, le 8 avril 1980, rue Saint-Georges, Port-Louis. Un automobiliste, Michaël Darné, descend de sa voiture. Il tient en main un marteau et des clous. Il les enfonce posément dans son pneu avant droit. Il se remet au volant, parcourt quelques mètres, s?arrête de nouveau. Avec une pince, il enlève les clous enfoncés dans le pneu. Ce dernier demeure gonflé à bloc. Aux badauds médusés, il explique. Il s?agit d?un nouveau produit anti-crevaison, de la marque OKO, en vente depuis peu à Maurice. Mode d?emploi des plus simples. A la station-service, vous dégonflez vos pneus. Vous enlevez la valve. Vous injectez 230 ml d?OKO par pneu à plat. Vous regonflez et vous cessez d?avoir peur des clous sur la route. L?article ne dit pas, bien sûr, si OKO est toujours en vente à Maurice, en 2005, et s?il conserve toujours son efficacité anti-crevaison.
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