Publicité
Libérez vos souvenirs !
Amateurs de football, pressez-vous au stade, c?est jour de fête. Le temps d?un après-midi, le stade de Belle-Vue se conjuguera au passé et nous ramènera vers les lointaines et glorieuses années 80.
Les anciens internationaux mauriciens seront sur la route de Foot du Monde, équipe qui réunit sous son beau maillot gris des anciennes gloires du championnat de France et des journalistes de l?Hexagone qui manient plutôt habilement le ballon. Le tout pour une bonne cause, à savoir venir en aide à l?Association des Parents d?enfants inadaptés de l?île Maurice, l?APEIM.
Officiellement, l?entrée est gratuite, mais il serait bien sûr indécent de ne rien donner aux hôtesses qui vous accueilleront aux portes du stade de Belle-Vue. L?APEIM d?Irène Alessandri-Boullé, maillon indispensable dans le processus de réinsertion des enfants trisomiques, mérite forcément un geste symbolique. Et même un gros geste, si vous en avez les moyens.
De toutes façons, il y a de bonnes chances pour que vous reveniez de votre périple nordiste avec quelques beaux cadeaux. Un tirage au sort pourrait en effet vous permettre de gagner un maillot de l?équipe de France porté par Vikash Dhorassoo ainsi que des ballons dédicacés des joueurs d?Arsenal.
Revenons au match. D?un côté, Ashley Mocudé, Saleem Moosa, Jean-Marc Changou, Jacques Jackson, Rajesh Gunesh, Jacques Théo, Quéland Tombé, Jay Gopeenath, Jacques Théo, Désiré L?Enclume. Les derniers héritiers d?un football mauricien aujourd?hui agonisant.
De l?autre, que de grosses pointures : Antoine Kombouaré, Omar Da Fonseca, Lionel Rouxel, Philippe Mahut, Frank Rabarivony, Fathi Chebel. Un plateau royal. Qui dit mieux ?
Certes, depuis le temps que tout ce beau monde ne fréquente plus les stades, beaucoup d?eau a traversé sous les ponts. Les cheveux sont passés du noir au gris, les traits se sont affermis, les kilos frappent tous les jours à la porte et les jambes se font de plus en plus lourdes.
Mais ces joueurs-là ont encore la vista. Ils savent lire le jeu, anticiper chaque mouvement. On l?a vu mardi lors de la joyeuse démonstration contre l?express
<B>Kombouaré a qualifié le PSG contre le Real</B>
(4-0). Les anciens pros français donnaient souvent l?impression d?être à l?arrêt sur le terrain pour ensuite, en deux temps trois mouvements, accélérer brusquement le jeu, provoquer instantanément le danger dans la surface adverse. Un vrai régal. Et dire que Da Fonseca et Mahut n?étaient pas là ce jour-là.
Né en 1963 à Nouméa, dans cette Nouvelle-Calédonie chère à Christian Karembeu, Antoine Kombouaré a notamment fait les beaux jours du Paris Saint-Germain.
Après avoir débuté à Nantes, ce robuste défenseur de 85 kilos a connu son heure de gloire le 16 mars 1993 dans un Parc des Princes en feu. Il est devenu ce jour-là le héros d?un PSG de gala en marquant de la tête, contre les Galactiques du Real Madrid, le quatrième but de son club, vainqueur 4-1 et qualifié pour les demi-finales de la Ligue des Champions.
Moins médiatique que Kombouaré, Philippe Mahut a porté le maillot de l?équipe de France à neuf reprises au début des années 80.
Contrairement à ce qui été dit, Mahut n?était pas un pion important dans le dispositif des Bleus à la Coupe du monde espagnole de 1982. Michel Hidalgo l?a seulement aligné lors du match de classement perdu contre la Pologne.
Transféré de Metz au Matra Racing pour donner une nouvelle dimension à sa carrière, c?est pourtant sous le maillot grenat des Messins que Mahut a le plus fait parler de lui. Sans doute en souvenir de l?inoubliable 4-1 infligé à Barcelone au Nou Camp en 1984. À Metz, il a joué avec Vincent Bracigliano, Patrick Battiston, Tony Kurbos, Jules Bocandé et quelques-uns des plus beaux footballeurs de cette génération éteinte.
Les Fathi Chebel, Omar da Fonseca et Frank Rabarivony sont, sans doute, encore moins connus, mais ils ont marqué leur temps. Fathi Chebel a été le coéquipier de Michel Platini à Nancy. Omar da Fonseca est le plus français des Argentins qui a fait les beaux jours de Monaco avant d?être consultant du football latin sur Canal+. Quant à Frank Rabarivony, il est en fin de carrière et il évolue en ce moment à la Réunion. Le Malgache a été champion de France avec Auxerre et il a côtoyé notre compatriote, Désiré Periatambee.
On en aura plein la vue cet après-midi au stade Anjalay à partir de 16 h 30. Ça vaut le déplacement, car un match pareil nous replongera dans de bons souvenirs.
Publicité
Publicité
Les plus récents