Publicité

Les avis divergent sur le budget accordé au tourisme

6 avril 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Rs 30 millions dédiées à la promotion de la destination touristique mauricienne. Un budget ponctuel, en plus du budget courant de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA). Mais la somme n?arrive-t-elle pas un peu tard?

En 2004 déjà, la nécessité d?un plan de promotion spécial avait été évoquée. Une somme de Rs 97 millions avait été identifiée. Approuvée par le gouvernement en janvier dernier, elle n?a cependant jamais été débloquée.

Patrice Hardy, nouveau président de l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim), désigné la semaine dernière, regrettait, lors de l?assemblée générale de l?association, le retard accumulé pour débloquer le budget de promotion spécial. Il se dit déçu : ?C?est une douche froide. Nous avions identifié le chiffre de Rs 97 m. Dans le discours, on a entendu Rs50m. Mais en fait, il s?avère que c?est Rs30 m. On a perdu trois mois et il serait temps de réagir.?

Arnaud Martin, président sortant de l?Ahrim et directeur commercial de One & Only Resorts, estime que la somme annoncée par Pravind Jugnauth ?manque d?envergure?. ?Convertie en devises, cela ne représente plus grand-chose?, ajoute-t-il. Il estime donc que cette somme ne devrait pas être ?éparpillée sur différents marchés. Là où il y a des places d?avion et de la croissance?.

Le plan de promotion spécial, élaboré en 2004, mettait l?accent sur les marchés porteurs tels que la France, le premier marché de la destination mauricienne, la Grande-Bretagne, l?Allemagne, mais aussi l?Autriche qui bénéficie désormais d?une liaison directe avec Maurice, grâce à l?accord entre Air Mauritius et Lauda Air. L?Italie et l?Afrique du Sud ou encore l?Inde, des marchés qui sont en croissance, étaient aussi sur la liste.

Mais avec Rs 30 millions, il faudra revoir ces ambitions à la baisse. Dans les milieux du gouvernement, on estime que les opérateurs ont les moyens de financer une bonne partie de cette campagne de promotion spéciale. ?Surtout lorsqu?on prend connaissance des profits affichés par les grands groupes, en 2004.?

Publicité