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Principaux cardinaux figurant comme «papabili»

2 avril 2005, 00:00

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OSCAR ANDRES RODRIGUEZ MARADIAGA, prélat hondurien né le 29 décembre 1942. Cardinal de Tegucigalpa depuis 2001, Rodriguez Maradiaga est l?un des plus jeunes cardinaux du conclave appelé à élire le nouveau souverain pontife. La jeunesse, même relative, n?est pas nécessairement un atout pour diriger l?Eglise catholique, qui passe pour compter un milliard de fidèles dans le monde. Les papes exercent le plus souvent leur magistère à vie. Aussi, nombre d?ecclésiastiques jugent-ils risqué de le confier à une personne susceptible d?occuper le trône de Saint Pierre trente ans, ou plus, si sa santé le lui permet.

DIONIGI TETTAMANZI (ITALIE), archevêque de Milan, né le 14 mars 1934. Le cardinal Tettamanzi fait figure de favori parmi les candidats italiens. Cet intellectuel qui dévore les livres depuis sa jeunesse est aussi un auteur prolifique auquel on doit la rédaction de certaines encycliques de Jean Paul II. Ancien directeur de séminaire, ce Lombard a beaucoup d?amis et peu d?ennemis. Il est ordonné prêtre en 1957 par Giovanni Battista Montini, le futur Paul VI, alors archevêque de Milan. Vingt ans plus tard, Tettamanzi s?affirme comme un théologien conservateur. Il défend bec et ongles l?encyclique «Humanae Vitae» de Paul VI, qui bannit le contrôle artificiel des naissances.

FRANCIS ARINZE, cardinal nigérian né à la Toussaint 1932. Arinze est depuis près de vingt ans l?homme des relations du Vatican avec le monde musulman, ce dont le conclave devra tenir compte. S?il est élu, Mgr Arinze deviendra le premier pape noir depuis plus de 1 500 ans. En 1984, deux ans après sa visite au Nigeria, Jean Paul II appelle Arinze à Rome pour diriger le département qui régit les relations avec les religions non chrétiennes, à l?exception du judaïsme. Il devient cardinal l?année suivante.

CHRISTOPH SCHÖNBORN, archevêque de Vienne, né le 22 janvier 1945. Schönborn possède tous les atouts d?un prétendant au rôle de pape, âge excepté. On lui reconnaît de fortes capacités intellectuelles, des talents linguistiques, des qualités de bon «communicant», de théologien accompli, de philosophe et de psychologue - sans parler de sa foi profonde. Mais rares sont ceux qui sont prêts à accepter un pontificat susceptible de s?étendre sur trente ou quarante ans. Si ce prélat brillant semble le meilleur candidat, beaucoup pensent que son heure ne devrait venir qu?au «prochain tour». Schönborn vient d?une famille aisée qui, selon son entourage, lui a inculqué le sentiment que les avantages liés à son extraction devaient être mis au service des autres.

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