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SSR : La presse falsifie mes salaires

31 mars 2005, 00:00

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Sir Seewoosagur Ramgoolam allègue que la presse partisane publie des faussetés à propos de ses salaires. Il l?accuse de vouloir remplacer son gouvernement par un autre communiste, voulant abolir la liberté d?information, cette liberté dont elle jouit grâce à lui. Prenant la parole, lors de l?assemblée générale de la FSSC, il l?accuse de partisanerie. Ces ?faussetés? journalistiques sur les salaires (en fait des allocations) de SSR ont été publiées, le 4 mars 1980, par l?express seulement. Il s?agissait d?une réponse parlementaire. Ils ont été publiés en raison de leur modicité (Rs 18 000 par mois) par rapport aux avantages marginaux que s?octroient volontiers les directeurs d?entreprise du secteur privé. Ramgoolam l?accuse d?ailleurs de se taire sur les ?fringe benefits? des hauts cadres de la libre entreprise.

Ringadoo se déchaîne contre Philippe Forget. Il l?accuse de se cantonner derrière son bureau pour faire de la politique et semer la zizanie dans l?esprit des Mauriciens. Avec arrogance, il déclare n?avoir ni excuse ni explication à lui donner. Il accuse la presse d?être à la solde des réactionnaires et des racistes. Depuis l?Indépendance le PTr travaille pour la nation mauricienne et non pas pour une demi-nation mauricienne. Même Boodhoo le sait. Ringadoo affirme que ce n?est pas de sa faute si Philippe Forget n?a pu se faire élire à Beau-Bassin, en 1963, contre Jules Koenig. Les trois contestataires (Boodhoo, Beedassy et Gungoosingh) sont des boulets qui freinaient la marche en avant du PTr.

James Burty David essaye de seconder Ringadoo en accusant la presse d?être une fabrique de rumeurs. Elle ne rate aucune occasion de mettre le bâton dans les roues du gouvernement et de semer la zizanie au sein de l?électorat travailliste. Le gouvernement travailliste ouvre sa conscience à la population, dit-il, en faisant de Suresh Moorba son porte-parole attitré. Purryag donne la garantie que l?argent versé au plan de pension ne sera jamais gaspillé mais toujours placé à bon escient.

L?éditorial de Philippe Forget, déchaînant de la sorte les foudres travaillistes, faisait allusion à M. Nahi A. Phalkivala, expert constitutionnel indien, affirmant que des faussetés électorales de politiciens à court d?arguments relèvent du code pénal. Il dénonce les politiciens éculés comme de vieilles savates se faisant faussaires pour susciter des réflexes dignes de malades mentaux. Les souteneurs du sectarisme doivent savoir que la charogne précède toujours quelques relents. Un lecteur de l?express écrit : ?Ceux qui ont voté contre l?Indépendance comprenaient quel parti arriverait au pouvoir en 1967 et se mettrait à la tâche pendant la décennie 1968-77 pour ruiner l?île Maurice?. Ringadoo traduit cela par ?Malbar pas kapav dirize Maurice?.

Forget confesse avoir eu le souffle coupé par tant de bassesse et conclut logiquement : ?Comme Ringadoo doit se sentir seul?. Il plaint ces politiciens, à court d?arguments, agrippant des armes polluantes convenant à leur désespoir. Il plaint ce ministre des Finances acceptant un ?mauvais budget? tout en conservant son portefeuille ministériel. Heureusement que les temps changent et 1982 le prouvera.

Un épais mystère entoure les fouilles archéologiques de l?équipe dirigée par Jacques Dumas. Ces fouilles concernent une épave gisant au large des côtes ouest de Maurice. Une autre épave se trouve à GRSE. Un accord a été signé avec le ministère de l?Education, le 27 juillet 1979. Ce contrat stipule que les fouilles doivent cesser au plus tard le 31 décembre 1980, que les pièces uniques reviennent de droit à l?Etat mauricien, que ce dernier doit partager équitablement avec l?équipe Dumas les pièces multiples. Les mêmes conditions furent imposées à l?équipe Blot/Marx sur les épaves du ?Saint Géran?. Les fouilles au large de Flic-en- Flac ont déjà permis de ramener à la surface un sextant et des vases chinois de l?époque Ming. Le mot d?ordre est de ne rien ébruiter au sujet de ces fouilles. Des plongeurs et des officiels locaux surveillent tant bien que mal et de temps en temps les fouilles des archéologues français. Dumas met en avant le mauvais temps, entre autres cycloniques, qui perturbe grandement ses fouilles. L?épave pourrait être celle du ?Benda?. A bord de ce navire pouvait se trouver le gouverneur hollandais Pieter Both.

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