Publicité
Fabrice Bauluck ivre de puissance !
Au moment où l?arbitre Arnaud Vacher s?apprête à annoncer Fabrice Bauluck vainqueur du combat, le champion du monde junior tombe à genoux, les bras levés en signe de victoire.
Une image forte qui n?a laissé personne de marbre, un geste qu?il était le seul à comprendre. En effet, pour l?ensemble de l?équipe et l?assistance, cette victoire était logique? mais pourquoi, alors, une telle manifestation de joie ?
C?est à l?issue de la soirée, son calme retrouvé, que Fabrice Bauluck se livre enfin.
?Beaucoup se demandaient ce que je valais. Je voulais démontrer mon efficacité à ceux qui doutaient encore, faire plaisir à ceux qui m?ont toujours soutenu et surtout me faire plaisir?, avoue Fabrice Bauluck.
Si avant le combat, son visage ne laissait transpirer aucune émotion, au fond, Fabrice subissait une pression énorme qu?il n?osait avouer, celle de combattre devant son public. Son titre de champion du monde junior, il l?avait obtenu loin de notre île, à des milliers de kilomètres en Italie. Seule la presse avait fait écho de son sacre.
Samedi à Grand-Baie, notre champion du monde ne pouvait rater une telle occasion de témoigner de sa classe et de sa finesse technique.
Une simple formalité
Le Mahébourgeois de 17 ans a relevé haut la main ce défi. Il était de loin le meilleur technicien mauricien de la soirée. Que ce soit au niveau technique, tactique, physique ou psychologique, Fabrice Bauluck frôlait la perfection.
Devant un adversaire trop passif au premier round, Fabrice Bauluck domine avec des coups de pied percutants. À la deuxième reprise, le Français James Fagot commence à entrer dans le combat.
Il a déjà une meilleure garde mais ce n?est qu?au round suivant qu?il parviendra à renverser la vapeur. ?Il est très fort aux poings. J?ai subi et j?ai géré le combat et, à la quatrième reprise, j?ai repris les choses en main?, analyse Fabrice Bauluck.
Malgré son jeune âge et le manque d?expérience, Fabrice compense en étant fin observateur. ?Il est très habile à lire le jeu de son adversaire?, ajoute Judex Jeannot, son mentor. D?ailleurs, c?est ce qu?il ne manqua pas de faire au troisième round : ?À l?avant-dernière reprise, j?ai enchaîné avec des coups de pied. Ce n?est qu?ainsi que je pouvais le faire tomber car il est très bon aux poings.?
Le cinquième et dernier round a été une simple formalité pour Fabrice où il conclut magnifiquement avec des enchaînements pieds-poings dignes du champion du monde juniors qu?il est !
Alors, lorsqu?à la fin du combat l?animateur de la soirée clama que le Français James Fagot avait failli battre notre petit prodige, il faut dire, unanimement, qu?on a du mal à avaler la pilule.
Publicité
Publicité
Les plus récents