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Six ans de prison pour un beau-père incestueux

28 mars 2005, 00:00

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La victime l?appelait ?papa?. ?Et les faits démontrent qu?il a abusé de sa position de confiance.? Fort de cet argument, la magistrate Renuka Dabee a condamné, lundi dernier, l?accusé Hollee à six ans de servitude pénale pour inceste sur sa belle-fille, âgée de 15 ans lors du délit.

Le 5 février 2004, elle est au lit en compagnie de sa s?ur quand son beau-père la réveille. Il l?emmène au salon, l?installe sur le sofa et lui enlève ses sous-vêtements. Après avoir abusé d?elle, il la laisse dans la pièce.

La jeune fille n?hésite pas à en parler à sa mère. Mais l?affaire ne sera pas immédiatement rapportée à la police. Et ce n?est que lorsque son employeur lui reproche son attitude perturbée et le fait que son travail en pâti que la jeune fille reparle du délit. Elle consigne ensuite une déposition contre son beau-père.

Ce dernier rejette les accusations. Ce sont des fabulations, fait-il ressortir en cour. Il aurait empêché sa belle-fille d?aller à une fête et elle se serait vengée. Car son beau-père aurait en plus insulté deux amis venus la chercher. Ce jour-là, raconte-t-il, sa belle-fille se serait mise en colère et il l?aurait giflée. Une version que celle-ci récuse.

Au cours du procès, la victime indique que son beau-père aurait aussi abusé d?elle dans le passé, dans la chambre ou encore au salon.

Elle avait en outre consigné une déposition en juin 2002. Mais sur l?insistance de sa mère qui s?est plainte d?avoir trois enfants à nourrir, elle a retiré sa plainte.

Cependant, la version de la victime lors de son interrogatoire en cour révèle nombre d?inexactitudes. Et la magistrate s?en est dit consciente. ?Elle a déposé de manière directe. (?) Il est vrai que sa version en cour diverge en certains points de sa déposition à la police. Mais ces divergences ne sont pas si importantes pour mettre en doute la crédibilité du témoin dans son ensemble.?

Au sujet du beau-père, la magistrate précise que la défense de ce dernier ne lui semble pas vraie et crédible. ?Accused whose demeanour I have carefully assessed did not impress as being witness of truth.?

Prononçant la sentence, la magistrate s?appuie sur un jugement de la Cour suprême selon lequel abuser d?un enfant est considéré comme ?très sérieux? par la société. Et c?est le devoir de la cour de prononcer une peine qui refléterait cette gravité d?une part, et d?envoyer le signal fort aux futurs criminels d?autre part.

Hormis les six ans de prison, le condamné devra s?acquitter des frais de la cour s?élevant à Rs 500.

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