Publicité
Le secteur non-zone franche expose pour survivre
Par
Partager cet article
Le secteur non-zone franche expose pour survivre
Le label ?Made in Mauritius? sera à la fête à partir de vendredi. C?est le 11 mars effectivement que s?ouvrira le premier salon ?Made in Mauritius? au Centre de conférences Swami Vivekananda, à Pailles.
Exposer le savoir-faire mauricien pour assurer son avenir, tel est l?objectif de ce salon organisé par Didier de Senneville et son agence Publi-Promo, pour le compte de l?Association of Mauritian Manufacturers (AMM).
Hier, on commençait à monter les premiers stands. Didier de Senneville est confiant que tout sera fin prêt pour l?ouverture au grand public vendredi à 11 heures. L?inauguration officielle sera effectuée à 16 heures par le président de la République, Sir Anerood Jugnauth.
Le salon réunira 90 exposants qui mettront leurs produits en vente dans diverses catégories : l?agroalimentaire, le bâtiment, les cosmétiques, les produits d?entretien, l?équipement et le textile, notamment.
Une bonne partie des produits seront offerts à des prix promotionnels. Certaines entreprises ont choisi ce salon pour lancer leurs nouveaux produits, à l?instar de la laiterie de Happy World Foods qui y propose son nouveau lait pasteurisé et stérilisé.
Le principal sponsor de la manifestation, l?opérateur de téléphonie mobile, Emtel, compte aussi lancer de nouveaux services à l?occasion du salon. Les revendeurs de téléphones cellulaires seront également présents.
Didier de Senneville et les responsables de l?AMM attendent environ 80 000 visiteurs à ce salon qui restera ouvert jusqu?au 20 mars. Pour faciliter le déplacement du public, un service de navette gratuite sera assuré par la compagnie United Bus Service entre la gare Victoria à Port-Louis et le Centre de conférences de Pailles.
Le salon ?Made in Mauritius? est une continuité de la campagne ?Achetez mauricien? que l?AMM a lancée il y a un peu plus d?un an. L?objectif est le même : mieux faire connaître les produits mauriciens pour assurer la pérennité de l?industrie locale non zone franche.
Ce besoin de se montrer vient du sentiment que les consommateurs mauriciens ne se rendent pas vraiment compte de l?importance de l?industrie non-zone franche et des efforts déployés pour développer et améliorer les produits destinés au marché local.
Au niveau de l?AMM, on sent que l?industrie desservant le marché domestique n?a pas la même visibilité que la zone franche d?exportation.
Or, une prise de conscience de l?importance de l?industrie non-zone franche est cruciale dans la conjoncture. Ce secteur qui emploie 52 000 personnes et qui contribue à 10 % au produit intérieur brut se sent menacé par la libéralisation du commerce au niveau régional.
Sauver des milliers d?emplois
Le Common Market of Eastern and Southern Africa (Comesa) a déjà établi une zone de libre-échange dont Maurice fait partie tandis qu?au niveau de la Southern African Development Community (SA-DC), il existe un protocole commercial visant à l?élimination graduelle des droits de douane.
C?est au niveau du Comesa que le processus de libéralisation est le plus avancé. Au début, l?industrie non-zone franche n?avait pas trop à craindre la compétition de nos voisins qui sont pour la plupart pas plus développés que Maurice.
Toutefois, avec l?entrée de l?Egypte dans le Comesa, les choses ont vite changé. Grand pays industriel comptant un marché domestique de 76 millions d?habitants, l?Egypte s?est révélée être un compétiteur sérieux pour les entreprises locales. A tel point que certaines entreprises ont demandé et obtenu la réintroduction des droits de douane sur les détergents et les couches pour bébé.
Au niveau de la SADC, l?AMM craint surtout l?Afrique du Sud qui est déjà le deuxième principal fournisseur de Maurice. A partir de 2008, une liste de produits dits sensibles sera libéralisée. Y figurent de nombreux produits fabriqués localement, notamment les conserves, les détergents, la bière, les boissons gazeuses, les cosmétiques et les savonnettes.
L?AMM souhaite que le protocole commercial soit renégocié afin d?allonger la période de transition et donner davantage de temps à l?industrie non-zone franche de se préparer.
Le salon ?Made in Mauritius? vise donc à mieux faire connaître et apprécier les produits manufacturés localement. Il vise aussi à conscientiser aux dangers qui menacent ce secteur et des milliers d?emplois.
Publicité
Publicité
Les plus récents