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Arsenal comme d?habitude ?

6 mars 2005, 00:00

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A Highbury, les saisons se suivent mais se ressembleraient-elles toutes ? La question a le mérite d?être posée. Les ouailles d?Arsène Wenger enchantent, il est vrai, le public de la Premier League.

Quoi de plus normal avec à la baguette des maîtres d?orchestre tels que Thierry Henry ou Robert Pires, dont on attend d?eux chaque week-end que jaillissent de leurs pieds le trait de génie décisif dans la marche en avant des Gunners.

Mais voilà en quoi réside tout le paradoxe londonien. Capables de formidables coups d?éclats, comme humilier l?Inter Milan à San Siro en Ligue des Champions lors de l?exercice précédent, ou encore d?aligner quarante-neuf matches sans la moindre défaite en championnat et se proclamer « invincibles », les Canonniers pèchent au moment des grandes échéances.

Une lacune bien préjudiciable alors qu?un seul titre manque au club londonien pour asseoir auprès du public européen une légitimité sans faille : la Ligue des Champions. Un trophée qui a tout de la vitrine ultra-médiatique et qui a permis à bon nombre de clubs de s?installer pour un sacré nombre d?années au sein du gotha européen, l?Olympique de Marseille pouvant en témoigner. Compétition qui échappe tous les ans aux Gunners et qui fait d?eux des petits parmi les grands clubs européens.

L?effectif est trop juste

Parce qu?après tout, que manque-t-il concrètement aux joueurs d?Arsène Wenger pour rivaliser avec un Milan AC ou un Real Madrid ? Le talent ? L?effectif londonien en est pétri. Aussi bien en défense qu?en attaque, le dernier champion d?Angleterre en titre dispose d?un effectif complet? largement suffisant pour jouer les cadors en Premier League, insuffisant en revanche pour soulever le trophée aux grandes oreilles.

Certes, Arsène Wenger n?a pas les moyens d?un Jose Mourinho à Chelsea pour jouer sur tous les tableaux. La saison que vit actuellement le leader du championnat anglais témoigne à juste titre que l?argent est pour beaucoup dans la réussite d?une saison.

Mais toujours à titre d?exemple, Mourinho avait également brillé sur la scène européenne avec Porto, beaucoup moins leste en liquidités. Le constat est donc froid et implacable, quand Ancelotti sort du banc Crespo, buteur de classe mondiale, Wenger mise sur Van Persie.

Et bien que l?Alsacien n?ait pas son pareil pour réussir à dénicher de véritables petites trouvailles telles que Reyes ou encore Fabregas, l?inexpérience globale de son effectif, passé le palier de l?Europe, devient sa principale faiblesse. En définitive, Arsenal n?a pas, en quantité, la qualité suffisante et inhérente des grands vainqueurs de la Ligue des Champions, pour jouer autre chose que l?outsider.

Alors, quelque part, le public européen est dans l?attente de voir enfin Arsenal confirmer tous les espoirs que son jeu et que sa marge de progression laissent entrevoir. Le club londonien n?a jamais été plus loin que les quarts de finale en Ligue des Champions.

Cette année ne devrait probablement pas déroger à la règle. Balayés par un Bayern Munich ultra-réaliste (1-3), les Gunners ont au moins eu le mérite de marquer ce petit but à l?extérieur, synonyme de lueur d?espoir?

A condition de confirmer à l?aube de cette grande échéance : « Ce but peut transformer notre destin en vue de la qualification pour les quarts de finale. Perdre 3-1 revient à perdre 1-0, ce qui est une bonne chose parce que marquer deux buts à domicile suffit pour nous qualifier », rappelle l?ancien coach monégasque.

L?infirmerie est remplie

Mais la partie est loin d?être aisée. Fin de saison oblige, l?usure a envahi les organismes des joueurs londoniens et fait des ravages. Les Gunners ont dû batailler pour venir à bout de Sheffield United (Division One) en huitièmes de finale retour de la FA Cup (victoire aux tirs aux buts).

Robert Pires est out pour quinze jours après avoir reçu un tacle assassin en championnat face à Southampton. Gilberto Silva souffre toujours du dos, Reyes, Bergkamp et Van Persie sont suspendus. Sol Campbell et Edu sont blessés tandis que Thierry Henry vient de voir son tendon d?Achille le trahir en début de semaine.

Cela fait beaucoup pour une équipe qui a quasiment fait ses adieux au titre en championnat et qui a tout de même deux buts à remonter à une formation aussi solide que le Bayern.

« Les gens attendent que nous gagnions la Ligue des Champions chaque saison. Personnellement, je ne pense pas que ce soit un scandale de ne pas la gagner chaque année (?) La Coupe des Coupes et la Coupe de l?UEFA (toutes deux remportées par Arsenal) n?ont rien à voir avec la Ligue des Champions », ajoute le technicien français.

En effet. Signe que les Gunners, doivent encore grandir? Mais à c?ur vaillant, rien d?impossible ! Il ne faut pas oublier que ces Canonniers-là ont la fâcheuse tendance à s?illustrer là où personne ne les attend?Alors bis repetita ?

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