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Tickets :le grand partage
L?échéance pour les prochaines élections législatives n?est pas encore précisée. Tout ce que le Premier ministre a laissé savoir c?est que les Mauriciens seront appelés aux urnes dans huit mois au plus tard. Cela a suffi pour faire monter la fièvre électorale à l?intérieur et dans l?entourage des partis traditionnels.
C?est comme une énorme danse nuptiale qui est orchestrée sur la scène politique. Politiciens chevronnés et débutants, lobbys sectaires et mandarins de tous bords se courtisent avec une ardeur renouvelée. On s?approche. On s?aime. On se sépare. On se retrouve ?
Chaque parti s?organise pour constituer l?équipe la plus séduisante. Le Mouvement militant mauricien (MMM) entend augmenter la présence féminine dans son équipe. Son partenaire, le Mouvement socialiste militant (MSM), lui, bat le rappel de ses troupes. Le leader, Pravind Jugnauth, veut avoir la possibilité de choisir des candidats parmi les anciens du parti. Cette initiative le mettrait à l?abri d?une éventuelle défection au sein de son parti avec le possible départ d?Anil Bachoo. Elle lui assurerait également un nombre suffisant de ressources sur le terrain.
Le Parti travailliste (PTr) fait état d?une difficulté singulière à endiguer le nombre de candidats potentiels qui se sont signalés à son attention. Son leader, Navin Ramgoolam, a évoqué le chiffre de 500 postulants il y a quelques jours. Ceci serait notamment le résultat de son appel à adhésion de toutes personnes de « bonne volonté ». Un appel qu?il continue de réitérer et auquel certains dans le camp adverse ne sont pas insensibles. Malgré tout, Ramgoolam ne se prive pas de rallier des anciens collaborateurs tel Deva Virahsawmy, «valeur sûre» à Piton-Rivière-du-Rempart, tombé de grâce pour maladresse langagière lors des dernières législatives.
<B>« Tengur est un leader en son propre nom »
Certains facteurs viennent ajouter un peu de sel à l?exercice de recrutement de candidats. Il en est ainsi du départ annoncé de Jayen Cuttaree, leader adjoint du MMM, qui lorgne le poste de directeur de l?Organisation mondiale du Commerce. Jusqu?à nouvel ordre, Cuttaree ne sera pas candidat aux prochaines législatives, ce qui laisse une vacance aux côtés du leader mauve à Stanley-Rose-Hill.
Le retrait de l?actuel ministre des Affaires étrangères et du Commerce international laisserait une autre place à prendre, celle de figure de proue de la communauté tamoule au sein du MMM. La perspective séduit notamment le député Veda Baloomoody qui ne serait pas mécontent d?être le colistier de Bérenger. Cependant, il risque d?être coiffé au poteau par un nouveau venu, Rajen Narsinghen, l?actuel président de la Fédération des temples tamouls.
Le MSM Anil Bachoo est un autre élément en suspens qui corse le présent exercice de recrutement. S?il part, d?autres risquent de le suivre et son parti se retrouverait dans une mauvaise passe. S?il rejoint le PTr, il risque de créer des vagues à Flacq-Bon-Accueil, circonscription que le rouge Lormus Bundhoo a déjà passé les quatre dernières années à labourer. Bundhoo ne rechignerait pas beaucoup à regagner son Sud natal. Cependant, le triumvirat Boolell-Bunwaree-Bheenick ne serait pas aussi accommodant à son égard. Ces dirigeants rouges objectent à ce que Bachoo vienne bouleverser à leur détriment la hiérarchie au sein du PTr.
Le syndicaliste Suttyhudeo Tengur est venu colorer davantage le tableau. Une semaine s?est écoulée depuis qu?il s?est déclaré disponible sans que, semble-t-il, aucun des principaux partis ne l?ait relancé. Au départ, Tengur lorgnait du côté travailliste. Son éventuelle intégration est envisagée avec pas mal de réserve par les rouges. « Tengur est un caractériel et un leader en son propre nom. Il risque d?avoir du mal à cohabiter au sein du parti», relève un observateur.
Le sulfureux leader du Hizbullah, Cehl Meeah, est aussi un élément perturbateur. Dans le passé, il s?est avéré être une véritable épine dans la chair pour le MMM. Ses récents démêlés avec la justice ont donné lieu à un semblant de trève. On parle même d?entente cordiale... Mais ceci est tout aussi risqué dans la mesure où il peut faire jaser sur les liens du MMM avec la «mafia musulmane». Meeah, lui, ne s?en émeut pas. Il est rentré vendredi de l?Arabie saoudite où il a été se ressourcer.
Stratégie électorale oblige, la population est divisée et subdivisée en diverses castes et sous-castes. Hindoue, musulmane et population générale. Ensuite, babooji, vaish, ravived. Ou encore, sunee, surtee et khajani. Si ce n?est créole, chinois et blanc? Il s?agit de cibler sa clientèle électorale. Les candidats sont choisis en conséquence.
« Inutile de s?en offusquer. Des politiques similaires sont pratiquées dans tous les pays. Même aux États-Unis », relève un vieux routier.
Une des premières préoccupations des candidats MSM a été de gagner le soutien des lobbys culturels et religieux hindous. Ceci est d?autant plus important pour Pravind Jugnauth qu?il est censé incarner un dirigeant fort de la communauté majoritaire aux côtés de Paul Bérenger. Harish Boodhoo lui donne un précieux coup de pouce en se tenant à l?écart. Du moins pour l?instant. Cette absence de prise de position ne peut qu?être interprétée comme un soutien tacite.
Toutefois, rien n?est gagné d?avance et le leader du MSM le sait bien. Encadré de son épouse Kobita et de Prakash Maunthrooa, secrétaire administratif du MSM, il reçoit les dirigeants des organisations socioculturelles à son bureau au ministère des Finances. La conjoncture est propice à de telles prises de contact. Il s?apprête à préparer son deuxième budget et ce n?est pas anormal qu?il reçoive des groupes de lobby.
Typiquement, une réunion avec le patron du MSM démarre avec des discussions sur les attentes budgétaires de l?hôte. La conversation bifurque naturellement sur la prochaine joute électorale. Il nous revient que certaines organisations socio-culturelles ont fait clairement comprendre à Jugnauth que, sous la direction de Paul Bérenger, l?alliance MMM-MSM va s?aliéner une bonne partie de l?électorat hindou. Celui-ci se serait toutefois montré inflexible : « Enn dil se enn dil. Bérenger mem ki pou diriz sa lalians la. »
Cela dit, tout est négociable et les organisations socioculturelles n?entendent pas déroger à la règle. Ainsi, la Sanatan Dharma Temples Federation (SDTF), qui regroupe environ 240 temples à travers le pays et qui dit représenter quelque 450 000 personnes, veut monnayer son soutien contre trois tickets. Elle veut choisir «ses» candidats pour le compte du parti acceptant le deal.
La SDTF attend à présent de poser ses conditions à Navin Ramgoolam pour lequel elle dit ressentir une affinité naturelle dans la conjoncture. « Au bout du compte, nous soutiendrons le parti qui sera le plus sympathique à notre cause. Encore qu?à mon avis, quand il se trouve dans l?isoloir, l?électeur se laisse guider par ses tripes plus que tout autre chose », indique un membre.
Jugdut Rampersad, président de la fédération, tient un autre discours. « Nous sommes une organisation religieuse et culturelle. Nous n?avons rien à faire avec la politique partisane. J?estime qu?il est complètement déplacé pour n?importe quelle organisation culturelle qui perçoit une subvention d?État de se mêler de la politique active. » Pratiquerait-il la langue de bois ?
Le lobby hindou reste fragmenté. Pour certains, la « stratégie de parcellisation » pratiquée par Paul Bérenger à travers la création de centres culturels supplémentaires (tamoul, marathi, télégou) s?avérera payante. « Jamais auparavant, ces courants minoritaires de la communauté hindoue ne se sont sentis aussi valorisés. La man?uvre de Jugnauth n?aura pas non plus manqué de les séduire. Sur ce plan, l?attitude du fils tranche avec celle du père qui n?avait jamais tenu les organisations socioculturelles en odeur de sainteté », relève un interlocuteur.
Certaines de ces « minorités » sont traditionnellement associées au MMM. C?est le cas des tamoules. Mais même eux en sont venus au marchandage. Des représentants de cette communauté rencontrent Paul Bérenger cette semaine pour demander une troisième investiture pour les leurs. Ils veulent un candidat à Beau-Bassin?Petite-Rivière. Les travaillistes font fort pour grignoter une plus grande part dans cet électorat. Dans les milieux rouges, on se réconforte des résultats d?un sondage mené sous la direction de Rama Sithanen selon lequel les rouges gagnent du terrain.
Les télougous seraient plus divisés même si, dans l?ensemble, ils seraient restés fidèles au MSM-MMM. Ils ont de nouvelles exigences, notamment celle de voir un deuxième des leurs obtenir une investiture. «Nous souhaitons avoir un des nôtres à Rivière-du-Rempart et un autre dans le Sud», indique un membre en vue. Ils entendent faire la même requête au PTr.
En revanche, les marathis sont restés fidèles à eux-mêmes. Ce groupe soutient majoritairement le MSM-MMM. Cependant, nuance un membre influent de cette communauté, la personnalité des candidats sera déterminante. Ainsi, Sheila Bappoo face à Alan Ganoo risque de donner des résultats intéressants. Sauf que cette candidate rouge irait plutôt au N° 15.
<B>Campagne de renflouement</B>
Le lobby Ravived se démarque de la communauté majoritaire. Selon des observateurs, il se rapproche encore plus du MMM. Le travailliste Satish Faugoo n?en croit mot. Les rouges ont leurs assises dans ce groupe, dit-il. Pour preuve, il est président d?honneur de l?Arya Ravived Pracharini Sabha depuis six ans !
Chez les musulmans et la population générale, la mobilisation est relativement lente. Elle devrait prendre de l?ampleur après le 12 mars, quand le MMM-MSM aura véritablement lancé sa campagne.
Cependant, quelle que soit la puissance des groupes de pression, au bout du compte, le leader du parti est le maître à bord. Au MMM, qui est connu pour être le parti le plus structuré, tout comme au PTr, le leader constitue son équipe et les instances du parti ne font qu?approuver. « Il ne faut pas se leurrer et croire que la base a son mot à dire sur la question », fait remarquer un féru de politique.
Bien entendu, les leaders tiennent compte des lobbys ethniques. Cependant, d?autres critères, tout aussi puissants sinon davantage, entrent en jeu. L?argent est l?un d?eux. « Le prétendant qui a de l?argent et qui, de surcroît, est capable d?amener de nouveaux bailleurs de fonds à parrainer le parti, est assuré d?obtenir son ticket », relève un ancien campaign manager.
Une campagne électorale est le moment pour les partis politiques de se renflouer. Le secteur privé, principal bailleur de fonds, diversifie ses risques et fait une contribution aux principaux partis politiques. Il mise davantage sur l?équipe qui est donnée gagnante. De plus, il apporte un soutien personnel à quelques candidats susceptibles d?être des ministres influents dans le nouveau gouvernement.
« Souvent, on récolte tant qu?il reste un important surplus dans les caisses après les élections, sans qu?on ait eu à payer une roupie de nos poches », fait remarquer notre interlocuteur.
On n?en est encore qu?aux préliminaires. Il ne fait aucun doute que les données auront changé plusieurs fois d?ici le dépôt de candidature. Le PTr entend finaliser son équipe peu après la tenue de son congrès, ce 27 février. Le MMM-MSM devrait en faire de même d?ici la fête du Travail.
<B>Ceux qui sont en ballottage</B>
Gérard Grivon, député de Port-Louis Nord? Montagne-Longue, devrait accrocher ses crampons. Il pourrait ne pas obtenir l?investiture de son parti, le MMM. Il en serait de même pour José Arunasalom, ancien lord- maire et ministre du Tourisme et actuellement Chief Whip du gouvernement.
Un obstacle sur la route du MSM-MMM est le bouillant député Dev Hurnam. L?alliance gouvernementale cherche une voie qui limiterait les dégâts au cas où il n?obtiendrait pas l?investiture de son parti.
Ahmad Jeewah est-il trop âgé pour briguer un nouveau mandat ? Certains le pensent mais lui estime que sa proximité avec la base peut être précieuse pour le parti. Mohammad Nanhuck se fait discret ces derniers temps. Le choix pourrait se faire entre lui et Sam Lauthan.
Ravi Yerrigadoo pourrait se retrouver en difficulté dans sa circonscription. Il n?est pas en odeur de sainteté avec la direction de son parti.
Les chances de Prithviraj Putten sont maigres. De manière générale, le sort des «Bacchooistes» est incertain. Ils sont Parmessur Ramloll, Megduth Chumroo, Mukeshwar Choonee.
<B>Ceux qui reviennent</B>
Michael Glover, ancien ministre MSM des Sports, ne dirait pas non à un retour sur scène. Son parti aurait souhaité le voir regagner Belle-Rose?Quatre-Bornes. Le seul hic est que son neveu Gavin Glover risque fort d?y être son adversaire. La perspective dérange l?ancien ministre qui, dans ce cas, préférerait peut-être laisser la place à son parent. Michael Glover aurait récemment été reçu par le leader du MSM à ce sujet.
Allan Driver, ancien PMSD de La Caverne-Phoenix, serait également sur le chemin du retour. Il se positionnerait dans le camp rouge.
Il est presque certain que Deva Virahsawmy, ancien ministre travailliste des Infrastructures, sera candidat. Il était tombé en disgrâce en 2000 pour ses excès de langage lors de la campagne à Piton/ Rivière-du-Rempart.
Kadress Pillay a été approché par le MSM mais n?est pas insensible à une investiture MMM.
Indira Seeburn, candidate rouge déchue lors des dernières législatives, revient sous la bannière rouge. Elle serait pressentie pour être candidate à Montagne-Blanche?GRSE. Elle aurait pour colistier un autre candidat malheureux, Joy Beeharry. Ses adversaires seront très probablement les députés Ajay Guness et Rashad Daureeawoo ainsi que le leader du MDN, Raj Dayal, qui a failli l?emporter en 2000 et qui, depuis, est resté très actif sur le terrain.
Shakeel Mohamed, avocat et fils de Yousuf Mohamed, regarde du côté travailliste. Il prendrait ainsi ses distances du MSM dont il était un candidat battu en 1995. «Jugnautiste» convaincu, Dhiraj Balgobin, ancien président de l?aile jeune MSM et également candidat malheureux en 1995, se met en disponibilité. Sanjiv Ghurburrun, fils de l?ancien vice-président Robin Ghurburrun et candidat rouge battu en 2000, pourrait retrouver son colistier Navin Ramgoolam. Il était vice-président du PTr quand il décida subitement de prendre ses distances de la politique active.
<B>Ceux qui négocient</B>
■ Dr Oomar Uteem, cardiologue et héritier politique de Cassam Uteem, ancien président de Maurice, sera candidat sous la bannière MMM- MSM. Il pourrait se voir assigner la circonscription Port-Louis maritime?Est, ce qui ne serait certainement pas pour plaire à son père qui l?a précédé dans cette circonscription. Mais le Dr Uteem pourrait tout aussi bien se retrouver à Stanley-Rose-Hill aux côtés de Paul Bérenger.
■ Un autre fils de politicien, cadre du secteur bancaire, est activement courtisé par le PTr. Le principal concerné déclare être intéressé mais n?a pas encore dit oui à Ramgoolam. Il est l?héritier d?un ancien leader du PTr, décédé depuis quelques années.
■ Jim Seetaram, avocat et héritier politique de Iswardeo Seeta-ram, ancien speaker du MSM, s?engage résolument sur les traces de son père. Il serait pressenti pour défendre les couleurs de l?alliance MMM-MSM à Montagne-Blanche?GRSE.
■ Rajen Narsinghen, la quarantaine, chargé de cours à la faculté de droit et du management à l?université de Maurice, est un des favoris pour succéder à Jayen Cuttaree à Stanley- Rose-Hill. Narsinghen est président de la Mauritius Tamil Temples Federation. Il confirme avoir été approché par les principaux partis mais soutient qu?il ne prendra aucune décision avant la fin de son mandat à la fédération dans trois mois. Son c?ur se penche cependant du côté du MMM puisqu?il se réclame d?un courant centre-gauche.
■ Jane Joannis, défendra les couleurs du MMM-MSM dans une des circonscriptions de Port Louis, plus probablement, à Grande-Rivière-Nord Ouest?Port-Louis-Ouest (n°. 1). Avocate de formation, Joannis est actuellement ambassadrice de Maurice en Australie.
■ L?avocat Gavin Glover fait son entrée dans l?arène politique sous la bannière rouge. Les travaillistes lui auraient même proposé le poste d?Attorney General. Il est cité pour être candidat à Belle-Rose?Quatre-Bornes.
■ Le syndicaliste Suttyhudeo Tengur pourrait avoir un adversaire à sa taille en la personne de Jean-Yves Violette, l?ancien animateur du Mouvement pour l?égalité des chances qui lui avait donné la réplique dans son combat en faveur des langues orientales. Actuellement président de l?Union pour le progrès, Violette pourrait être candidat MSM à Savanne? Rivière-Noire (n°. 14). Tengur, lui, s?est rendu disponible mais n?est, à ce stade, associé à aucun des principaux partis en lice.
■ Kishore Pertab, avocat et ancien membre de l?Institut pour le développement et le progrès (IDP) aux côtés de Steeven Obeegadoo et autres militants, sera très probablement candidat. Il surprend ses anciens camarades en se positionnant du côté MSM. Pertaub est actuellement le Chairman de Mauritius Post Ltd.
■ Le gynécologue Veyassen Pyneeandee s?active dans la circonscription de Moka-Quartier-Militaire où il sera très probablement appelé à défendre le camp travailliste. Mais alors que les rouges semblent déjà le considérer comme un des leurs, Pyneeandee est contacté par le MSM. Il aurait rendez-vous avec les Jugnauth cette semaine.
■ Indira Manrakhan, autre « victime » de l?administration MMM-MSM, est également très citée dans le camp travailliste. Selon certaines sources, elle serait plus intéressée à mettre son fils sur le devant de la scène. Mais les travaillistes seraient beaucoup plus intéressés par son patronyme à elle.
■ Cader Sayed Hossen, comptable et cadre connu dans le secteur privé, défendra très probablement les rouges à Montagne Blanche?Grande-Rivière-Sud-Est (n°. 10). Professionnellement, il s?était fait remarquer à Nestlé dont il était le directeur commercial.
■ Samad Goolamaully qui, lui, a acquis une certaine notoriété comme l?avocat d?Antoine Chetty, ancien homme de main du notaire Vinay Deelchand, tenterait sa chance du côté mauve. Goolamaully a profité de l?affaire Deelchand pour nourrir une proximité avec le MMM. Il confirme avoir été contacté et déclare son intérêt à travailler à Plaine-Verte (N°. 3).
■ Raouf Gulbul, avocat, aurait été approché par le PTr aussi bien que par le MSM-MMM pour être candidat notamment à Port-Louis (N°. 3). Les rouges auraient fait monter les enchères en lui proposant à lui aussi le poste d?Attorney General. L?avocat qui s?est fait une notoriété dans le procès du leader du Hizbullah, Cehl Meeah, affirme qu?il fera connaître sa préférence cette semaine.
■ Kavi Ramano, ancien maire de Quatre-Bornes, est un candidat probable du MMM. Dans le milieu, toutefois, on fait ressortir que ses liens de parenté avec certains acteurs de l?affaire Deelchand risquent de peser contre lui dans le choix final du parti.
■ Kushal Lobine, jeune avocat, tente également ses chances du côté des rouges. Il est le président de l?aile jeune travailliste à La Caverne?Phoenix et ne rate aucune occasion d?être présent sur le terrain.
■ Roshi Bha-dain dérogerait à la tradition militante de sa famille pour flirter avec le PTr. Il suivrait les traces de son oncle Vasant Bunwaree. Bhadain, chef enquêteur déchu de la Commission anti-corruption, s?apprêterait à se refaire une santé en tant que politicien.
■ Le MSM Dick Ng Sui Wah, président du Trust Fund for Specialised medecine, serait un candidat potentiel. Il sucite d?autant plus d?intérêt que l?autre représentant de la communauté chinoise au sein de l?alliance MMM-MSM serait quelque peu en disgrâce.
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