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Lutte intense au sein du syndicat du primaire

26 janvier 2005, 00:00

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La guerre des clans est plus que jamais d?actualité à la Government Teachers? Union (GTU). Alors que les élections pour le renouvellement de l?exécutif sont prévues pour mars, les opposants au sein du principal syndicat du primaire se liguent contre l?équipe dirigeante.

La lutte ne s?est jamais faite aussi intense à la veille de ce que l?on pourrait presque appeler une ?campagne électorale?. Avec des réunions de groupes dans presque toutes les écoles du pays, l?expression n?est en effet pas trop forte.

Les deux principaux rivaux du président de la GTU, Jugdish Lollbeeharry, ont conclu un accord pour une action conjointe face à l?équipe au pouvoir. Le chef de file des Libérateurs, l?ancien vice-président de la GTU, Vinod Seegum, et le leader de Le Challenger, Ashik Junglee, ont fondé l?Alliance des rassembleurs pour prendre d?assaut l?équipe dirigeante. Cette alliance tiendra ce matin sa première conférence de presse conjointe.

?Notre accord est basé sur la sincérité et une entente mutuelle. Chaque partie a fait beaucoup de concessions. La classe enseignante a besoin de retrouver l?unité pour faire face aux problèmes et l?équipe dirigeante n??uvre pas avec cet objectif en tête?, déclare Vinod Seegum.

Le principal reproche fait à l?équipe Lollbeeharry est d?être trop ?autocratique?. Selon les opposants, la GTU mène une politique de protection des petits copains et se laisse aller à la démagogie sans tenir compte de l?avis de ses membres. ?Les décisions sont prises en toute opacité. Les choses ne peuvent plus continuer ainsi?, soutient Ashik Junglee.

Ce que le camp Lollbeeharry dément vigoureusement. ?Nous n?agissons pas pour nos propres gens. L?équipe travaille pour tous les membres, qu?ils aient voté pour nous ou non?, dit le secrétaire général de la GTU.

Quant à l?affirmation de démagogie, Nashir Ramjan soutient que le seul moyen de se faire entendre par le ministre de l?Education est de faire du bruit. ?Ce n?est que quand nous manifestons que Steven Obeegadoo réagit et qu?il accepte de nous recevoir. L?expérience a démontré à maintes reprises que si nous passons par les canaux normaux, nous ne sommes pas pris en compte.?

La position sur la comptabilisation des langues orientales au CPE, la compensation pour l?extension des heures de classe et la mise en pratique du National Literacy & Numeracy Programme sont parmi les autres thèmes utilisés par les dissidents pour contester les dirigeants de la GTU.

Au pouvoir depuis 1989, l?équipe Lollbeeharry n?en est pas à sa première vague de contestations. Lors des élections de 2001 déjà, le groupe Le Challenger avait montré ce dont il était capable en ne perdant la joute que d?un peu moins de 20 voix. Peu après, son meneur, Ashik Junglee, avait été exclu du syndicat. Accompagné de ses partisans, ce dernier s?est retrouvé au sein de la General Purpose Teachers? Union (GPTU) en tant que conseiller technique.

Ce vieux syndicat, mis en veilleuse depuis des années, a été ranimé récemment pour concurrencer la suprématie de la GTU. Ainsi la GPTU revendique-t-elle plus de 3 500 membres. La GTU en compte 4 500. La GPTU ne jouit cependant pas d?une reconnaissance officielle des autorités. Une des raisons étant que la GTU objecte à cette reconnaissance.

Aussi, les opposants à l?équipe se sont engagés à y remédier s?ils venaient au pouvoir.

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