Publicité
La Santé traque les snacks non conformes au ?Food Act?
Par
Partager cet article
La Santé traque les snacks non conformes au ?Food Act?
Les autorités sanitaires veillent au grain. Et d?ici quelques jours, ce sera les snacks ayant un taux élevé de graisse saturée qui disparaîtront du marché. La démarche de la Santé s?inscrit dans le sillage du Food Act entré en vigueur en décembre dernier.
Déjà, au début de janvier, des conteneurs d?amuse-gueule ont été renvoyés dans leur pays d?origine aux frais des importateurs. La cause : ces produits, expliquent des responsables du ministère de la Santé, contenaient un taux élevé de graisse saturée.
Toujours est-il qu?une certaine quantité de snacks ayant un taux supérieur de graisse saturée est toujours en vente à Maurice. Ces produits sont d?ailleurs vendus au rabais, le ministère de la Santé ayant accordé un moratoire aux commerçants pour qu?ils puissent écouler leurs produits. Passé ce délai, ce sera la mort certaine.
Entre-temps, ce sont surtout les amuse-gueule locaux qui se vendent mieux que ceux provenant de l?étranger. Un responsable du ministère de la Santé explique que de tels snacks répondent aux normes du Food Act avec un taux de graisse saturé inférieur à 10 % pour chaque 100 grammes.
Barlen Pillay, un responsable de la Chambre de commerce et de l?industrie à Maurice, estime pour sa part que ce taux de graisse saturé pourrait être ramené à 15 % au lieu de 10 % sans que cela ne nuise grandement à la santé pour autant.
Sur le plan international, la Commission européenne menace de sévir contre toute chaîne de fast-foods, de boissons gazeuses ou encore contre l?industrie agroalimentaire qui contribueraient à faire accroître l?obésité. Il s?agit là de faire la chasse au taux élevé de sucre, de graisse saturée, de sel, de matière grasse. C?est ainsi que la Commission européenne veut que les entreprises et chaînes de fast-foods pratiquent une politique d?autorégulation. Au cas contraire, ce sont des sanctions qui les attendent.
Les Etats-Unis, qui font également face à un problème de malbouffe, comptent appliquer des mesures drastiques similaires à celles de l?Union européenne d?ici 2007. La Grande-Bretagne veut, pour sa part, introduire une taxe frappant les produits qui provoqueraient l?obésité et les maladies non transmissibles. Par la même occasion, une nouvelle législation au Royaume-Uni interdit aux hypermarchés et supermarchés de vendre des fast-foods ou des menus déjà préparés contenant un taux élevé de sel.
Maurice pourrait également emboîter le pas à l?Union européenne. Il y a donc de très fortes chances que des produits ayant un taux très élevé de sel ou de matière grasse ne soient plus autorisés de commercialisation.
L?obésité touche plus de 300 millions de personnes notamment dans les pays industrialisés et semi industrialisés. Elle est considérée comme le facteur numéro un qui engendrerait des complications de santé telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et aussi certains types de cancer.
Publicité
Publicité
Les plus récents