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?Il n?y a pas de système fiable à 100 %?
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?Il n?y a pas de système fiable à 100 %?
?<B>Vous avez vécu les coupures d?électricité de jeudi et vendredi. Un sabotage est-il possible ? </B>
Je ne vais pas entrer dans des détails techniques sur le fonctionnement des disjoncteurs qui ont explosé à la centrale de Nicolay. Mais je peux vous donner la garantie que c?est quasiment impossible. Je me souviens qu?en 1978, quand je venais d?entrer au CEB il y avait des pannes fréquentes d?électricité affectant presque tout le pays. Le problème était le même qu?à Nicolay. Les disjoncteurs concernés à l?époque étaient de fabrication suisse mais ils étaient défaillants. Pourtant, ils avaient fait leurs preuves dans plusieurs pays. Ils ont été remplacés. Depuis, il n?y a plus eu de panne. Seul un manque de maintenance adéquate peut affecter les disjoncteurs. Par exemple, s?il n?y a pas suffisamment d?huile nécessaire à leur bon fonctionnement.
?<B>Jack Bizlall, le négociateur du syndicat du CEB, parle de surcharge sur le réseau et d?investissements en retard ?</B>
Le problème des disjoncteurs n?est pas causé par une surcharge sur le réseau. Ce n?est pas un problème de production d?électricité, mais de transmission. Cela peut arriver n?importe quand. Aux Etats-Unis, à New York, il y a eu un black-out général il y a quelques années, en raison d?un disjoncteur défaillant. En Italie, la même chose s?est produite. Il n?y a pas de système fiable à 100 %. A Curepipe, les opérations sont contrôlées. Il existe un ?monitoring system?, mais on ne peut tout prévoir.
Au niveau des investissements en retard, je préfère ne pas me prononcer.
?<B>Jack Bizlall a également fait allusion à une défaillance humaine, un découragement du personnel. Etes-vous de cet avis ? </B>
Sur ce point précis, oui. Lorsque je me rends à Maurice, à chaque fois que j?en ai l?occasion, je rencontre plusieurs employés du CEB. Cela me permet de palper l?évolution de ce secteur. J?ai eu le sentiment clair et net qu?un certain découragement habite le personnel. Surtout les hauts cadres et les techniciens. Ils pensent qu?ils ne sont pas écoutés. A leur avis, le mécanisme de promotion est archaïque et un sujet de frustration.
?<B> Comment voyez-vous le CEB aujourd?hui en tant que haut cadre de la Banque africaine de développement ? </B>
Il faut rendre hommage aux employés du CEB qui sont de très bons travailleurs, d?un niveau international. Maurice, grâce à ses compétences, est l?un des rares pays d?Afrique mais aussi d?autres régions du monde où la fourniture d?énergie électrique est maintenue 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Le CEB lui-même a subi une transformation technique très positive grâce à l?arrivée de la Canadienne Donna Leclair. Elle est une référence internationale, nous le savons à la BAD. Maurice doit être fière d?avoir bénéficié de ses compétences.
?<B>Comment percevez-vous l?avenir du CEB ? </B>
C?est une entreprise qui a un brillant avenir. Elle peut même devenir une référence dans la région africaine. Il faut toutefois prendre en considération le facteur humain. Il est déterminant pour la bonne marche du secteur de l?énergie.
ENERGIE ELECTRIQUE
<B>Nouvelle sous-station à Port-Louis</B>
■ Le Central Electricity Board (CEB) inaugurera prochainement une nouvelle sous-station à la rue Dumat.Ravin Dajee, le directeur général, l?a annoncé hier à l?issue d?une réunion conjointe avec Electricité de France (EDF). ?Nicolay? date de 1990 et a connu des problèmes graves à trois reprises depuis 2003. La nouvelle unité, au coût de Rs 200 millions, sera équipée des dernières technologies en systèmes de surveillance et d?alerte. Elle aidera à éviter les pannes généralisées qu?a connues le pays jeudi et vendredi derniers.Mais ces pannes auront aussi un côté positif pour le CEB. Ainsi, le principe d?une coopération entre EDF et le CEB a été retenu lors d?une réunion élargie comprenant Ravin Dajee, Frédéric Busin, directeur général de EDF France pour l?île de la Réunion, et les responsables techniques des deux entreprises. Plusieurs points ont fait l?objet de discussions. L?achat et la gestion en commun des pièces de rechange est une nécessité parce que ?nos stations et celles d?EDF à l?île de la Réunion ont les mêmes marques de moteurs. Cela réduira les dépenses des deux entreprises? a dit le directeur général du CEB. Parmi les autres points discutés : la formation régulière et plus soutenue du personnel technique, et le renforcement du système de contrôle du CEB à Curepipe. L?environnement et la consolidation du réseau sont d?autres thèmes discutés, ainsi que l?utilisation éventuelle de l?énergie nucléaire. Selon les responsables d?EDF, cette option ne sera pas rentable pour Maurice, ni même pour la région. En effet, le recours au nucléaire nécessite une consommation quotidienne d?énergie de l?ordre 1 800 à 2 000 mégawatts. A Maurice, la consommation actuelle d?énergie électrique n?atteint, en pointe, que 330 mégawatts. Ravin Dajee et d?autres hauts responsables du CEB devraient faire le déplacement pour l?île S?ur à la fin de ce mois pour ratifier ces accords.
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