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L?histoire de La Rivière Noire revue et corrigée

9 janvier 2005, 20:00

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Presque un an après son lancement, Benjamin Moutou réédite La Rivière Noire, 400 ans d?histoire. S?il importe de signaler cette réédition au lecteur, c?est parce qu?elle est aussi un remaniement. Cela n?a certainement rien à voir avec la quantité puisque le nombre de pages reste le même (285 pages), en dépit du fait que la nouvelle version fait mention d??édition revue et augmentée?.

Cela n?a rien à voir non plus avec le nombre d?éléments bibliographiques qui passe de 99 à 100 (le Panorama de la peinture mauricienne des origines à 1975 d?André Décotter est venu se rajouter à la liste), et encore moins avec l?absence de la mention du ministère des Arts et de la Culture qui figure pourtant bien dans la première édition parmi ceux ayant contribué à la publication de l?ouvrage.

C?est à l?exactitude et à la véracité des faits historiques que cette réédition apporte certaines précisions. Dans un article de presse (l?express du 31 mars 2004), l?auteur avait déjà annoncé son intention de revenir sur certaines erreurs qui avaient, selon lui, échappé à sa vigilance lors du montage et de la réconciliation des textes. Mais certaines de ces erreurs ont été apportées à la connaissance du public bien avant (soit un mois avant la déclaration de Benjamin Moutou lui-même), par un amateur d?histoire de Maurice, Guy Rouillard, dans son analyse publiée dans l?express du 03 mars 2004.

Parmi les corrections concernant les dates, on note, à la page 54 de la 2ème édition, que le batelage de Bel-Ombre cessa d?être opérationnel en 1955 et non en 1961. De même, l?auteur a préféré, dans sa nouvelle version à la page 164, la formule ?la chapelle St. Benoît consacrée en 1890? contre celle de ?construite en 1901?. À la page 186, c?est en 1820 et non en 1920 que le peintre britannique W.S. Stealfield aurait peint la résidence de la famille Chazal.

En revanche, en dépit du fait que Benjamin Moutou avait reconnu, du moins nous semble-t-il dans sa réponse à Rouillard, que l?inauguration de la ligne du chemin de fer du nord a bien eu lieu en 1864 et non en 1862, comme imprimé par erreur dans la 1ère édition à la page 57, il n?apporte cependant aucune rectification à ce sujet.

Les rectifications concernent également les légendes accompagnant les images et les photographies. Ainsi, à la page 133, le lecteur pourra désormais lire sous la photo en haut de la page le nom de Gaston Antelme, le troisième député du district de la Rivière-Noire, et non celui de Vincent Geoffroy, le premier député. Par ailleurs, dans la légende sous l?image de la page 167, le nom botanique ?taberbuia palmida? a remplacé celui de ?terminalia arjouna.?

Exactitude de faits historiques

Cette réédition a également offert l?occasion à son auteur d?apporter certaines corrections sur les noms de personnes citées. Ainsi, le tableau représentant St. Augustin, dont il est question à la page 169, est une ?uvre du peintre mauricien Alfred de la Hogue et non de celui de Philippe de la Hogue. Parmi les personnalités célèbres qui étaient en visite à l?île Maurice et qui étaient présentes lors des parties de chasse en 1870, figurait le Prince Albert Duc d?Edinbourg et non le futur Edward VII, alors Prince de Galles, comme mentionné à la page 229.

A la page 204, la liste du Mauritius Almanach a également été revue et corrigée. C?est La Mecque Sugar Estate Ltd qui est propriétaire de La Mecque et non Sayed Hossen qui, lui, possède Pierrefonds et Palma; c?est Raoul Fayd?herbe et non Gachet Co. qui possède Petit Verger et ce sont les Héritiers T. de Rontaunay, et non la société Lesage, qui sont propriétaires de la Grande Case Noyale. Toujours selon Benjamin Moutou, c?est J. Bax qui est propriétaire de Petite et Grande Rosière, et c?est Belle Vue qui possède La Joliette (Guy Rouillard propose Maxime Rey comme propriétaire de Petite et Grande Rosière, et Juliette et Cie comme celle de La Joliette Belle Vue ? voir l?express du 3 mars 2004).

D?autre part, il n?est plus question de la visite à Maurice de Nicolas de Céré, le naturaliste français, en 1754, ni de sa paternité de la citation à la page 33, mais il aurait tout simplement rapporté à cette même date un manuscrit dont l?auteur reste inconnu et dans lequel figure la dite citation. De même, parmi les plantes qui font partie des forêts avoisinantes de la Baie du Cap, le nom ?técoma? a été enlevé, à la page 192.

Ainsi, comme on peut le constater, la réédition de La Rivière Noire, 400 ans d?histoire de Benjamin Moutou ne s?est pas faite sans un certain nombre de rectifications se rapportant à l?exactitude des faits historiques. Ce qui fait de la première édition une variante dépassée. (Lire à ce sujet notre Billet).

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