Publicité
La petite boutique au milieu de la prairie
Par
Partager cet article
La petite boutique au milieu de la prairie
Au milieu d?une vaste prairie, à côté d?une des plus belles plages de l?île, se trouve une petite boutique. Elle y est depuis quelques mois déjà. Rien d?étonnant diront certains. Mais à Baladirou, pour une cinquantaine de familles, cette petite boutique est d?une grande aide.
En effet, si elle n?existait pas, les habitants auraient eu à marcher au moins deux kilomètres pour S?approvisionner en denrées essentielles, comme la boîte d?allumettes, une bougie, un cahier ou un gâteau.
Jacques Flore a eu l?idée de construire cette petite boutique il y trois mois et c?est sa fille, Maryanne Mercure, qui la gère. Depuis, elle met en vente toute une variété d?articles : boissons gazeuses comme poissons frais. On y trouve presque de tout maintenant.
Maryanne Mercure souligne que bon nombre de pique-niqueurs viennent profiter de la belle plage du village et sne manquent pas de se rendre à la boutique. ?Auparavant, dit-elle, les gens fréquentaient peu cette plage justement à cause de l?absence d?une boutique ou d?une tabagie?. Mais cela facilite les choses pour les habitants, les pêcheurs surtout.
En effet, comme ce sont des gens qui ont l?habitude de se réveiller très tôt ou qui rentrent de la mer aux premières heures de la matinée, ils sont les premiers à en bénéficier. ?Ils cherchent souvent une cigarette ou une boîte de conserves,? dit-elle.
Maryanne Mercure explique néanmoins qu?à trop vouloir rendre service, elle est souvent pénalisée. La boutique doit rester ouverte assez tard dans l?après-midi. Mais pour elle, même si cela est vrai que le fait d?ouvrir jusquà tard augmente son profit, c?est surtout parce que, son plaisir, c?est de servir les clients, dont certains, dit-elle, vivent au seuil de la pauvreté. ?Je pense aux enfants, qui doivent parcourir de longues distances pour aller à l?école de Montagne-Goyave et qui vont revenir. Au moins, maintenant, ils peuvent acheter des gâteaux, avant de partir pour l?école?, dit-elle.
<B>A la rescousse</B>
Baladirou est coupé de certains villages, ne disposant pas de moyens de transport ou de téléphone. L?époux de Maryanne, qui posséde un véhicule, vient souvent à la rescousse des gens en difficulté. Récemment, il a dû transporter un malade à l?hôpital de Mon-Lubin.
Maryanne a d?autres projets pour le village. Elle envisage, dans un premier temps, de tenir une mini-foire. ?Je pourrais mettre en vente des légumes, facilitant ainsi la vie des habitants, qui doivent se rendre à Mon-Lubin pour s?approvisionner?, dit-elle. Elle envisage aussi de faire construire une boutique plus solide, car celle où elle travaille actuellement est en bois et tôle, et elle résisterait difficilement à des vents cycloniques.
Mais pour l?instant, ce sont ses gâteaux qui sont les plus prisés.
Publicité
Publicité
Les plus récents