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Ari Vatanen, l?Africain

4 janvier 2005, 00:00

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Figure emblématique du Dakar, qu?il a remporté quatre fois (1987, 1990, 1991 et 1992), Ari Vatanen sera éternellement l'une des attractions de l?épreuve. Le ?Finlandais volant? est l'un des premiers ambassadeurs de cette Afrique qu'il aime et qui, d'une certaine manière, guide sa vie.

?Du jour où j'ai foulé le sol africain grâce au rallye Paris-Dakar, je n'ai plus jamais été le même?. La confession d'Ari Vatanen est poignante. Habitué aux paysages enneigés de sa Finlande natale, le pilote est tombé amoureux du désert et du sable lors de son premier Dakar en 1987.

Une histoire d'amour qui dure depuis 17 ans et qui le lie à un public fidèle. Lors des vérifications techniques dans les travées du Palau Sant Jordi de Barcelone, nombreux étaient ceux qui désiraient apercevoir le grand blond et son Pickup Nissan. Les inconditionnels du plus célèbre rallye-raid du monde se sont pressés pour glaner photos et autographes de ce pilote charismatique.

A 52 ans, Vatanen témoigne quotidiennement de sa passion pour cette compétition qui le lui rend bien : il détient en effet le record de victoires de spéciales sur le rallye avec 50 succès. Une performance qu'il a encore l'intention d'améliorer. Qu'on se le dise, le Scandinave n'est pas encore prêt à quitter la caravane du Dakar.

Pré-retraité des rallyes, ?le Finlandais volant? attend impatiemment le rendez-vous des accros des dunes. ?Je suis toujours autant fasciné par le Dakar, autant qu'à mes débuts?, déclare-t-il avec des yeux d'enfant. ?A chaque fois, j'y pense des mois avant.? Et le quadruple vainqueur de l'épreuve de se fixer un objectif : ?finir entre un arbre et la première place?. L'année passée, Vatanen n'avait pu rallier les berges du lac Rose après avoir percuté un arbre, ?le seul du désert était pour moi?, s'amuse-t-il encore.

Doté d'une voiture qu'il juge plus fiable que le modèle 2004, Ari compte sur son expérience pour se hisser à une place honorable. ?Le Dakar, c'est toujours l'histoire du lièvre et de la tortue. Je vais d'abord endosser le rôle de la tortue, après on verra. Il faut être réaliste. Je le dis toujours, il faut s'approcher de Dakar avec humilité. ? Une fois la ligne d'arrivée franchie et quel que soit son classement final, Vatanen retrouvera alors son quotidien presque aussi mouvementé.

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