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Cassam Uteem : ?Frayeur et impuissance?
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Cassam Uteem : ?Frayeur et impuissance?
?Si nous étions en bateau pendant le tsunami, je ne sais pas où je serais.? L?ancien président de la République, Cassam Uteem, relate l?expérience vécue aux Maldives, quand le raz-de-marée s?est abattu sur l?archipel, le 26 décembre. Il y était en tant que chef de la délégation d?observateurs du Commonwealth pour les élections, prévues pour le 31 décembre.
?C?était effrayant de voir l?eau montant partout, des bateaux ayant brisé les amarres, voguant sur les routes. Mais il y avait surtout ce sentiment d?impuissance. On ne pouvait absolument rien faire si ce n?est qu?attendre.?
Arrivée la veille, la délégation prend ses quartiers à l?hôtel Hulhule, sur l?île du même nom, à 15 minutes de bateau de la capitale, Malé. Vers 6h25, le groupe ressent des secousses. L?épicentre du séisme est au large de l?île indonésienne, Sumatra.
Les observateurs ont rendez-vous à 9 heures, sur l?île principale, pour discuter du déroulement du scrutin avec le commissaire électoral. La délégation s?y rend par bateau. ?Il nous expliquait les dispositions prises sur l?organisation des élections. On avait commencé à lui poser des questions quand un de ses collaborateurs est venu lui parler à l?oreille. Il s?est levé. A son retour, il nous a dit qu?il y avait un petit problème.? Il accepte de renvoyer la réunion, en indiquant qu?il y avait un raz-de-marée.
Les membres de la délégation sortent. L?eau est à hauteur d?homme. Ils ne peuvent avancer ou reculer. ?L?eau entrait de partout. On était inquiet, car on ne savait pas jusqu?à quelle hauteur elle monterait. Le niveau s?est stabilisé avant de baisser, aussi vite que l?eau est arrivée.?
Ils attendent 45 minutes avant d?être évacué vers un autre hôtel. Ils patientent encore deux ou trois heures avant de regagner son hôtel. Entre temps, Cassam Uteem, a un rendez-vous avec le président des Maldives, Maumoon Abdul Gayoom. Il apprend alors l?étendue des dégâts, et le nombre de morts ne cessant de croître au fil des heures.
L?ancien président affirme que la catastrophe a démontré la vulnérabilité des petites îles comme Maurice, Rodrigues, les Seychelles et les Maldives. ?La conférence des Nations unies sur les petits Etats insulaires arrive au moment opportun. La vulnérabilité doit être une préoccupation majeure.?
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