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Les chiffres de la violence domestique
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Les chiffres de la violence domestique
Six personnes chaque jour sont victimes de violences domestiques. Voulant sensibiliser davantage la population, Amnesty International (Maurice) rend un rapport sur le système de prise en charge des hommes et femmes victimes de ce problème de société dans le pays.
« La violence domestique n?est pas un fait divers, les gens doivent prendre conscience que c?est un problème social qui touche toutes les cultures », déclare Shakti Callikan, de la section mauricienne d?Amnesty International. Cette organisation mène actuellement une campagne nationale, Aret Violans Kont Fam, qui reprend la thématique Stop Violence against Women lancée dans le monde par Amnesty International depuis mars 2004. Le rapport présente des outils de protection qui sont à la disposition des victimes de violences conjugale et domestique. Il regroupe des entretiens avec des intervenants dont des avocats, des magistrats mais aussi des fonctionnaires et autres responsables de centres d?accueil.
Pour Mélanie Vigier de Latour, membre d?Amnesty section Maurice, « les femmes n?ont pas conscience des valeurs et richesses qu?elles possèdent ». Les statistiques démontrent que 57 % d?entre elles touchent un salaire inférieur à Rs 6 000 par mois et 25 % n?ont pas de revenus. 71 % des victimes sont âgées de moins de 39 ans. Les intervenants ont suggéré qu?une ligne téléphonique d?urgence soit accessible 24 heures sur 24. Elles militent pour que les policiers bénéficient d?une formation spécialisée car trop souvent, les plaignant(e)s sont victimes de brimades. Selon le rapport, la majorité des femmes victimes souhaite préserver la cellule familiale le plus longtemps possible, quitte à subir des violences pendant de nombreuses années.
Les victimes qui ont recours à un shelter sont la plupart du temps des personnes n?ayant pas la possibilité d?être accueillies par des proches. Amnesty International (Maurice) fait donc un appel au ministère de la Femme pour une augmentation de son aide au budget de fonctionnement des abris. Il leur faut en effet être mieux équipés pour permettre un encadrement optimal aux victimes en détresse.
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