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Les Bleus emportés par la vague néo-zélandaise
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Les Bleus emportés par la vague néo-zélandaise
La France a été balayée, samedi, par la Nouvelle-Zélande, qui a signé la plus large victoire de son histoire dans l'hexagone (45-6) en surclassant une équipe tricolore complètement à la déroute sur le plan technique et physique. “Physiquement ils étaient plus forts et ils allaient plus vite. Ils nous ont donné une démonstration de rugby”, déclarait après le match le capitaine français Fabien Pelous . “Nous avons fait ce que nous avons pu mais nous avons été dépassés. Nous mesurons le chemin qu'il nous reste à parcourir pour être performants en Coupe du monde”.
A l'image de l'arrière Clément Poitrenaud, qui rate sa première réception de ballon, les Français manquent d'encaisser un premier essai au bout de 120 secondes de jeu. Les Bleus parviennent cependant à ouvrir le score une minute plus tard grâce à une pénalité de Frédéric Michalak, à laquelle répond l'ouvreur néo-zélandais Daniel Carter d'un coup de pied magistral de près de 50 mètres qui remet les deux équipes à égalité (3-3).
Cette entame de match donne le ton de la première mi-temps qui voit les buteurs se livrer un duel de haute volée, Michalak et Carter réussissant tous leurs coups de pied. Les deux équipes développent un séduisant jeu d'attaque et n'hésitent pas à ouvrir vers les ailes, offrant au public du Stade de France un spectacle d'une grande intensité.
Avec quatre pénalités contre deux, les All Blacks s'apprêtent à regagner les vestiaires avec une courte avance (6-12) lorsque leur demi-de-mêlée Byron Kelleher, véritable poison par sa vivacité, parvient à se jouer de la défenseur tricolore et à servir dans des conditions parfaites son troisième ligne Rodney So'oialo, qui inscrit le premier essai du match.
Daniel Carter réussit la transformation, son cinquième coup de pied consécutif, et la Nouvelle-Zélande possède un confortable avantage de treize points à la mi-temps (6-19).
Une déroute historique
Les All Blacks ne laissent pas leurs adversaires revenir dans le match et remettent immédiatement la pression sur les Bleus, en bénéficiant de l'aide de Clément Poitrenaud, très maladroit pendant toute la rencontre, qui rate une nouvelle réception et concède une touche. La sanction est immédiate, la charnière néo-zélandaise lançant le surpuissant troisième ligne aile Jerry Collins qui aplatit entre les poteaux français.
Surclassés dans le jeu, les Bleus encaissent dans les cinq minutes suivantes deux essais supplémentaires et se retrouvent complètement à la dérive. Désireux d'éviter une défaite trop lourde, ils tentent jusqu'au bout de prendre à défaut la défense néo-zélandaise, offrant à un public abattu une dernière occasion de vibrer avec une belle charge des avants. Mais rien n'y fait, et c'est au contraire les Néo-Zélandais qui s'offrent un dernier plaisir en interceptant une passe française et en inscrivant un 5e et dernier essai par Ma'a Nonu. Et la transformation de Daniel Carter, permet à la Nouvelle Zélande de signer leur plus large victoire de leur histoire en France (45 à 6).
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