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Si les indécis se décident

28 novembre 2004, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Accordons-nous trop d?importance aux mauvais indicateurs? La tendance à la baisse de la popularité de l?alliance au pouvoir et de ses dirigeants se confirme. La stabilisation de la cote de l?opposition et de son leader également. Mais quand les partis au pouvoir perdent du terrain, ce n?est pas l?opposition qui en profite. Les points perdus par chaque camp vont gonfler les rangs des refractaires.

A la lumière de ce sondage, aucun camp ne peut donc prétendre aborder les elections générales de 2005 sereinement. Pourquoi ? A cause du grand nombre de flottants qui refusent de répondre à certaines questions. Une personne sur cinq ne sait pas encore pour quel camp voter. Près de 16 % des personnes interrogées refusent de divulger leur choix eventuel. Les cartes sont plus que jamais brouillées.

Ou alors, il faut interpréter autrement le refus de répondre. Dans presque tous les tableaux où un choix entre l?opposition et le gouvernement est proposé au sondé, la part des personnes refusant de répondre atteint des sommets. 12% des personnes interrogées sur leur préférence entre les partis politiques en cas d?elections prochaines ont préféré ne pas répondre.

Le sondé peut ne pas vouloir être franc sur ses affinités politiques, mais il finit par livrer quelques renseignements. Le premier, c?est que le nombre plus important d?abstentions ou de refus de répondre n?est pas un signe de désintérêt pour la politique. Car, quand on leur offre des choix d?alliance, les sondés, dans leur grande majorité, prennent position. Seuls 16% disent ne s?identifier à aucune formule d?alliance. Un chiffre qui rapproche de l?abstention aux dernières législatives (environ 20%).

Les choix sont, en partie, déjà faits. Seul le défaut de franchise des sondés lorsqu?ils ont été interrogés nous empêche de les connaître avec certitude. Les indécis se sont décidés?

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