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Les traitements de demain

13 novembre 2004, 00:00

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Vers le pancréas artificial

Pas moins de trente années d'études ont été nécessaires pour aboutir à la première implantation d'un prototype de pancréas artificiel. Sa mise au point constitue un formidable espoir d'amélioration de la vie quotidienne des diabétiques.

Le diabète est un trouble de l'assimilation, de l'utilisation et du stockage des sucres apportés par l'alimentation. C'est l'insuline, une hormone produite par le pancréas, qui régule la quantité de sucre stockée ou "brûlée" dans les cellules. Que les cellules du pancréas soient détruites ou épuisées et le manque d'insuline empêche le bon passage du sucre depuis le sang vers les tissus et une augmentation de la glycémie (taux de glucose dans le sang) responsable des complications du diabète.

Ainsi, la mise au point d'un pancréas artificiel doit permettre d'atteindre trois objectifs : la prévention des complications du diabète, la réduction du risque d'hypoglycémie induite et l'amélioration de la vie quotidienne du malade.

De l?insuline en spray

Grâce à un partenariat entre Aventis et Pfizer, une approche révolutionnaire pourrait permettre d?administrer de l?insuline en spray. Au c?ur de cette découverte, une poudre sèche Exubera ® a été développée pour les diabétiques de type 1 et 2. L?air inspiré par les poumons est exposé à une très large surface, proche de celle d?un terrain de tennis et couverte d?un demi-milliard d?alvéoles au niveau desquelles l?oxygène que nous absorbons passe dans le flux sanguin. En exploitant ce système, l?insuline en poudre peut se retrouver dans le sang. Actuellement, les études évaluant l'efficacité du médicament sont terminées. Les dernières communications effectuées lors des congrès annuels de l?American Association of Clinical Endocrinologists (AACE) en février 2002 et de l?American Diabetes Association en juin 2002, ont récemment confirmé les bons résultats préliminaires.

Quand il y a des gènes?

En ce qui concerne le diabète de type 2, de nombreux scientifiques s?orientent aujourd?hui vers la recherche de facteurs génétiques. On sait aujourd?hui que si un enfant a l?un de ses parents atteint, il a 50 % de chances de l?être également. Des scientifiques ont ainsi identifié une mutation sur le gène codant pour la protéine PPAR gamma, différence présente chez 70 % des diabétiques. Si les chercheurs réussissent à déterminer une mutation essentielle à l?apparition du diabète, la thérapie génique peut en théorie être appliquée. Il s?agirait alors de remplacer le brin d?ADN défectueux. Mais pour la plupart des chercheurs, cette vision apparaît trop simpliste.

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