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La Caravane passe...?le public applaudit
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La Caravane passe...?le public applaudit
?La culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité". Cette citation de l?écrivain Gao Xingjian, Vanessa Giraud et Mélanie Maurel l'ont bien comprise et s'en vont à leur manière apporter la culture, le cinéma en particulier, là où il ne va pas. Leur Caravane du cinéma partira sur les routes de campagnes et se posera à Triolet, Pailles, Mahébourg et Trou d'eau Douce, à partir d'aujourd'hui et jusqu'en décembre, pour des projections de films en plein air.
Le projet est né en début d'année. Mélanie et Vanessa ne se connaissent qu'un peu, de vue. Elles ont étudié au Lycée Labourdonnais.
Lorsqu'elle se rencontre en fin d'année dernière, par le biais d'une amie, Corinne Grant, elles découvrent qu'elles ont envie de faire bouger les choses.
Vanessa a fait un peu de cinéma, en participant à la production d'un téléfilm pour TF1, après avoir passé une maîtrise de communication à Paris. C'est dans le cadre du programme universitaire qu'elle a été amenée à entrer dans le monde du cinéma. Elle poursuit ses études, à Sydney, pour passer un master, toujours en communication, avant de rentrer à Maurice.
? Travailler sur un film, c'est magique C'était génial. Le cinéma est devenu une vraie passion, pour laquelle je pourrais tout quitter ", dit-elle. La cinéphile du duo, c'est elle. Pour Mélanie, le cinéma n'est pas son passe-temps favori, même si elle apprécie les films un peu recherchés. Elle préfère ?dormir?, déclare-t-elle en rigolant, avant de se rattraper. ?J'aime les voyages, les découvertes?. Son truc à elle sera le côté social.
PROJET HUMANITAIRE
Après ses études en économie et management à Paris et Lyon, Mélanie a réalisé un projet humanitaire à Madagascar. Un coup de tête, un projet monté avec d'autres étudiants. ?On voulait faire quelque chose à Mada. On est parti de zéro. Sans même savoir ce qu'était du béton ou un tuyau. Finalement nous avons réussi à réaliser notre projet d'abduction d'eau potable dans un petit village".
C'est de cette conjugaison de talent que naît La Caravane du Cinéma, programme itinérant culturel et social. Si les séances sont gratuites, le public peut participer à l'organisation. Dans chaque endroit, les comités de village s'occupent de la publicité et du côté administratif. Pour être mieux impliqué dans la dynamisation de la culture dans les régions rurales, rien de mieux que de faire participer le public.
?On avait envie de faire quelque chose. Nous sommes jeunes, on a du temps et surtout on a l'envie?, poursuit Mélanie. Elles se lancent timidement, dès le mois de mai, et reçoivent un accueil favorable de leurs différents sponsors, Livestock Feed Ltd, la fondation Espoir et développement, La Prudence Mauricienne Assurance Ltd, Cogir, Security Guards Ltd, Miko et Yoplait, sans oublier leur partenaire principal, le Centre culturel Charles Baudelaire.
Le casse-tête se pose au moment où le projet prend vie. «On a eu de gros problèmes avec les droits d'auteurs. Il n'y a pas de projecteur pour des films en 35 mm, et les autorisations pour la projection de DVD sont chères et compliquées».
Les deux jeunes organisatrices se tournent finalement vers le CCB qui bénéficie pour l'année du prêt de 400 films français. Pour cette première édition, Mélanie et Vanessa proposeront deux films grand public, Fanfan La Tulipe et Le Bossu.
En première partie, elles diffuseront également des courts métrages mauriciens, Tanga, de Wassim Sookia et Colas, de David Constantin.
Si tout se passe bien, La Caravane du cinéma deviendra un événement annuel. Alors soyez nombreux.
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