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Un plan pour réduire les infections contractées à l?hôpital

11 novembre 2004, 00:00

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La prévention passe par l?hygiène. Il s?agit donc de l?objectif clé du personnel et des responsables des hôpitaux à travers l?île dans leur démarche de réduire les infections nosocomiales, à savoir celles contractées lors d?un séjour hospitalier. La Nurses Union a organisé hier une journée de formation sur le sujet, en collaboration avec le Groupe Hygides Santé de France.

Le ministre de la Santé, Ashock Jugnauth, a, lors de son intervention, énuméré les nombreuses dispositions mises en place pour assurer un environnement sain. Pour lui, le programme de formation contient suffisamment de modules sur l?importance de l?hygiène pour éviter au maximum les risques d?infection nosocomiale.

Le ministre reconnaît toutefois qu?il y a des ?manquements au niveau de la mise en pratique de ces normes d?hygiène bien établies et de ce fait, l?on constate des relâchements au niveau des hôpitaux?. Il estime que ces manquements résultent d?un manque de formation du personnel.

Un document résumant les principes de bonne hygiène, un Infection Control Committee, des visites régulières des officiers sanitaires et d?une Roving Team, sont autant de paravents qui devraient aider à rendre nos hôpitaux plus propres.

Bon nombre de Mauriciens pensent que les hôpitaux sont généralement très sales. Les infections se transmettent par des contacts directs, par des droplets ou des instruments qui n?ont pas été stérilisés ou décontaminés. La condition essentielle pour être à l?abri de tels problèmes est la formation continue de tout le personnel de l?hôpital.

?Il est grand temps de réagir?

Le président de la Nurses Union, Cassam Kurreeman, déplore, lui, qu?il n?y a jamais eu ?constat ou évaluation? du nombre de patients infectés lors de leur hospitalisation. Il a fait un appel pour que les autorités leur apportent une aide financière dans le cadre de ce programme de formation, expliquant que seule son organisation syndicale a dépensé environ un demi-million pour la formation continue ces dernières années.

Le syndicaliste critique aussi le fait qu?avec ses 2 500 membres, il ne bénéficie pas des fonds du Trade Union Trust Fund. Seules les fédérations ont droit à cet argent. Il rappelle que chaque infection nosocomiale coûte une somme importante à l?Etat en termes de traitement et d?hospitalisation et affirme donc qu?il est ?grand temps de réagir?.

Les deux experts venus de France, Christophe Mercier et Jean-Jacques André, respectivement directeur et assistant directeur du Groupe Hygides Santé, ont, pour leur part, abordé des thèmes tels que le risque infectieux et la prévention des infections nosocomiales, les risques toxiques et allergiques, l?évaluation de l?hygiène corporelle du personnel et la gestion des antiseptiques et de l?antisepsie cutanée entre autres.

Malgré toute la bonne volonté du personnel soignant, la quarantaine de patients par salle dans nos hôpitaux ne permet pas une gestion facile pour une bonne hygiène. Cassam Kurreeman en convient. C?est donc un pari que de garder nos hôpitaux propres et sans risques pour les malades.

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