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L?affaire Mesrine close
Vingt-cinq ans après la mort de Jacques Mesrine, l?affaire est close. Le juge d?instruction chargé de l?enquête sur les circonstances de la mort de l?ex- « ennemi public numéro un », abattu par des policiers en novembre 1979 à Paris, a prononcé un non-lieu le 14 octobre, estimant que les policiers avaient agi en état de légitime défense.
Le non-lieu intervient à l?issue de 25 années de bataille procédurale durant lesquelles pas moins de dix juges d?instruction ont suivi le dossier.
Condamné à de nombreuses reprises pour vols, prises d?otages et braquages, Jacques Mesrine, qui avait échappé aux forces de police depuis sa spectaculaire évasion de la prison de la Santé, à Paris, en mai 1978, a été tué au volant de sa BMW, à l?âge de 42 ans, le 2 novembre 1979, en milieu d?après-midi par les hommes du commissaire Broussard.
Rejetant l?idée que la mort de Jacques Mesrine ait pu être préméditée par la police, le juge Baudoin Thouvenot a, au contraire, estimé que les hommes de Broussard avaient fait les sommations d?usage lors de l?intervention en criant « police » et qu?ils n?avaient ouvert le feu que lorsqu?ils avaient vu Mesrine faire un mouvement que chacun avait interprété comme ayant pour but de se saisir d?une arme.
Après la fusillade, les policiers avaient retrouvé dans sa BMW un pistolet automatique et deux grenades dégoupillées. Le juge s?est aussi fondé sur le passé de violence de Mesrine et sur ses déclarations faisant connaître son intention de ne jamais se rendre pour estimer que les policiers avaient riposté de manière proportionnée à un individu qui les exposait à un danger de mort imminent et certain.
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