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Groovy is Bachs
Aux côtés d?Eliad, Aurore Voilqué (alto), Christelle Barto-lucci (2e violon) et Emmanuelle Piettre (violoncelle), sont la beauté d?une musique qui inspire tant les mélomanes que les néophytes. Ensemble, ils allient génie et grain de folie, pour casser les préjugés. On dit le classique inaccessible, réservé à l?élite. Faux, ça plaît et doit plaire à tout le monde.
Leur mission est d?offrir à écouter le plaisir qu?ils ont à jouer sur scène. Du public amateur venu jeudi soir à l?hôtel Maritim, au public vierge de Camp Lacol, petit village du Sud, où le Quatuor Malenga s?est également produit.
«Ils étaient émerveillés, tous très curieux, posaient plein de questions, voulaient essayer les instruments. C?était très émouvant», se souvient Emmanuelle. Comme quoi, lorsque les artistes vont vers le public et que les moyens sont là? rien n?est plus inaccessible. Le quatuor est d?autant plus heureux de jouer à Maurice, parce que c?est ici, en quelque sorte, que la formation est née. Les quatre musiciens se sont rencontrés à Paris, au sein de l?Orchestre du prélude de Paris et se produisaient l?an dernier en quatuor, sur notre île. Pour se démarquer du carcan «prélude de paris», ils cherchaient un nom à eux, quand leur «parrain» local, Paul Olsen, leur a donné le nom de Malenga.
Très peu fréquentable
Qu?est-ce que c?est que ça? Tout d?abord, c?est un nom mauricien. Celui d?un petit village sur un col de montage, entre Pieter Both et les Deux Mamelles. Le village se trouve au bout d?une route. «Comme on est très peu connu et très peu fréquentable, cela s?imposait», plaisante Eliad.
Mais bien au contraire, ils sont fréquentables et il faut courir aller les voir, avant qu?ils ne s?envolent pour répandre la bonne musique sous d?autres cieux, sûrement moins bleus.
Ils sont émouvants, drôles, talentueux, qu?ils jouent du baroque, Bachs, Vivaldi, Mozart ou autres, ou qu?ils jouent une musique plus chaude, «groovy» comme dirait Eliad, comme La Danse du Sable, les Asturias, Carmen, La 5e? Le sérieux des jeunes filles met en valeur le show Florea qui annonce les morceaux en criant et qui grimace, danse, s?essuie le front, remonte ses manches, et joue du violon, sans fausses notes.
Ils sont formidables. Jeunes, fougueux, amoureux fous de la musique, telle que nous ne la connaissons peut-être pas assez. Une musique, qui bien que classique, est loin d?être rigide. Elle reprend vie et forme sous les archets du Quatuor. Ils seront, ce soir, au théâtre Serge Constantin. L?événement est organisé par le Centre Charles Baudelaire, l?agence Immedia, avec le concours d?Air Mauritius, de l?Alliance Française, Maritim Hotel, SIL, ABC Group et l?express-samedi.
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