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Bruce Willis, l’homme de toutes les situations
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Bruce Willis, l’homme de toutes les situations
Fils de militaire, Bruce Willis est né le 19 mars 1955 dans une garnison en Allemagne, mais il a grandi aux États-Unis. Sa carrière commence en 1977, époque où il se produit sur les scènes newyorkaises tout en gagnant sa vie comme barman et comme figurant dans des spots publicitaires.
Sidney Lumet lui donne alors la possibilité d’apparaître dans deux de ses films : Le Prince de New York (Prince of the city) (1981) et Le Verdict (The Verdict) (1982). C’est grâce au très populaire feuilleton Moonlighting – Clair de Lune (1985-1989) qu’il parvient à une notoriété immédiate (il est le lauréat d’un Emmy Award et d’un Golden Globe). Il acquiert aux côtés de Kim Basinger, un premier grand rôle au cinéma, dans Boire et déboires (Blind date) (1987) de Blake Edwards, une comédie dans le style de celles de la grande époque d’Hollywood.
Ce dernier le remploie aussitôt dans Meurtres à Hollywood (Sunset) (1988), une comédie policière où il incarne le légendaire Tom Mix (personnage haut en couleurs qui dans les années 20 / 30, tenait les rôles de justicier immaculés). La même année, il trouve son rôle le plus célèbre, celui de John McClane, le policier tenace de Piège de cristal (Die Hard), un personnage auquel il redonnera ses traits dans deux autres épisodes : 58 minutes pour vivre (Die hard 2) (1990) de Renny Harlin et Une journée en enfer (Die Hard with a vengeance) (1995) de John McTiernan. Son salaire avoisine désormais les quinze millions de dollars, ce qui ne l’empêche pas de jouer dans des oeuvres plus intimistes comme Un héros comme tant d’autres (1989) de Norman Jewison.
Au début des années 90, Bruce Willis accuse quelques échecs, mais connaît un certain succès tant auprès du public que de la critique dans Le Dernier samaritain (The Last boy scout - 1991) et Piège en Eaux Troubles - 1993). Ce qui n’empêche pas l’acteur de s’essayer à des entreprises moins commerciales, comme sa participation à The Player de Robert Altman, en 1992.
Au creux de la vague, Bruce Willis doit alors son salut à Quentin Tarantino qui lui offre un de ses plus beaux rôles, celui du boxeur Butch, aux côtés de Maria de Medeiros dans Pulp fiction (Palme d’Or à Cannes en1994). Faisant preuve de modestie, il se contente d’un personnage secondaire (un employeur retors) pour donner la réplique à l’une de ses idoles, Paul Newman, dans Un homme presque parfait (Nobody’s fool) (1995).
Presque malgré lui, il se fait bientôt étiqueter “sauveur de l’Humanité” grâce à trois grosses productions où il a le destin de notre planète entre ses mains : L’Armée des 12 singes (12 Monkeys –1996) de Terry Gilliam, où il interprète un mystérieux émissaire du futur, Le Cinquième élément (The Fifth element – 1997) de Luc Besson, où il campe un héroïque chauffeur de taxi, et Armageddon -1998), film catastrophe dans lequel il doit empêcher un astéroïde de s’écraser sur la Terre.
Ces succès compensent largement quelques-unes de ses prestations qui n’ont pas remporté les faveurs du public : Le Chacal (The Day of the jackal) (1997), où il joue pour la première fois le rôle d’un “méchant” face à Richard Gere. On le voit en 1998 dans Code Mercury (Mercury rising) de Harold Becker ainsi que dans Couvre-feu (The Siege) d’Edward Zwick et l’année suivante dans Breakfast of champions d’Alan Rudolph.
Las de son image d’action man, Bruce Willis s’engage dans la voie du thriller surnaturel en tournant à deux reprises sous la direction de Night Shyamalan. Pour lui, l’acteur endosse le costume d’un fantomatique psychanalyste (Sixième sens – The Sixth sense – 1999), avant de revêtir celui d’un super-héros en pleine crise d’identité dans Incassable – 2000). Il enchaîne avec quelques comédies légères : Une vie à deux (The Story of us), Mon voisin le tueur (The Whole nine yards), Sale môme (The Kid) et Bandits.
Passant ensuite au registre guerrier, on apprécie sa prestation dans Mission Évasion / Hart’s Waril en 2002. Willis y incarne un officier américain dans un camp de prisonniers allemand. Mais, on l’appréciera beaucoup moins, certains diront même qu’il est ridicule dans Les Larmes du soleil (Tears of the sun – 2003) jouant un officier menant un commando secret chargé de faire évacuer une femme médecin (Monica Bellucci) d’un village nigérien menacé par une armée de rebelles.
Là encore et toujours, son talent est moins en cause que la justesse de son choix de film. Cela est peut-être dû au fait que Bruce Willis se cantonne généralement à un même type de personnage de films d’action et que le succès de ses films dépend généralement plus du talent de leurs réalisateurs et scénaristes qu’à la capacité de l’acteur à intégrer les rôles qui lui sont attribués.
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