Publicité

Un Red Star cinq étoiles

22 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Cent pour cent de réussite pour le Port-Louis Red Star en 13 journées de championnat. Un pourcentage suffisant pour être déclaré roi du volley local à une journée de la fin de l’exercice 2004.

Une couronne qui est venue s’ajouter à deux autres. Ce qui fait du Red Star l’équipe la plus titrée de l’ère régionale. Et pourtant, cette saison avait mal commencé pour les Portlouisiens.

Une défaite face à l’enemi juré, le Quatre-Bornes VBC en compétition préparatoire, une Coupe des Clubs Champions ratée, suivies de nombreux problèmes relationnels entre joueurs. Bref, c’était la pagaille. Et pour ne pas arranger les choses, le Red Star naviguait sans un rond.

N’empêche qu’au gymnase du 1er Février à Roche-Bois, on ne baissa pas les bras. Fayzal Bundhun sentant que le groupe s’effritait imposa son autorité, et, petit à petit, les choses rentrèrent dans l’ordre.

Neeraj Mounien et consorts démarrèrent une nouvelle campagne avec un changement de configuration. Lindley Fareedun avait pris ses distances pour des raisons professionnelles dans un premier temps puis personnelles. Sunil Mudhoo, pris par son boulot, avait raté, pour sa part, le gros des matches aller, du moins jusqu’à ce que les choses sérieuses commencèrent.

Entre-temps, la passe était assurée par Melchior Minioppoo et Dominique Noyau, abonné au banc de touche en 2003, se retrouvait soudainement dans le six de départ. Réussite totale pour l’ancien élément des Black Campers et du Centre de formation. Dommage qu’il soit parti en France et ait raté le sacre de ses coéquipiers. Mais il fut toutefois remplacé par un revenant, Lindley Fareedun.

<B>Maturité</B>

A priori, ce club était parti pour se casser le nez. Finalement, le Red Star a réussi à faire bloc pour assommer tour à tour ses rivaux.

Le premier à passer à la trappe, est le Star Knitwear avec un sévère 3-0. Le Quatre-Bornes VBC n’a pas échappé à la furie portlouisienne. Encore moins les Vacoassiens. Le même traitement leur a été réservé !

Pas la peine de vous faire état de la manche retour. Le même scénario qu’à l’aller. Du moins jusqu’à l’avant-dernière journée. Car, samedi, le rideau tombe sur un alléchant Red Star - ASVP. On ne sait jamais. D’ailleurs, la dernière équipe à avoir battu le Red Star en championnat est l’ASVP. C’était en 2002 !

Pour être sacré, le Red Star a fait la différence grâce à la maturité de son groupe. Melchior Minioppoo, Sunil Mudhoo, Neeraj Mounien, Gilbert et Olivier Alfred, Lindley Fareedun ne sont pas nés de la dernière pluie. Le plus jeune du groupe, Joan Lindor, le libéro, a été pour le moins, excellent cette année.

L’efficacité du groupe repose énormément sur lui. Ce n’est pas étonnant si le Red Star est l’équipe qui défend le mieux au sol. Quant au contre, il n’y a rien à redire. Avec Neeraj Mounien et Gilbert Alfred en contreurs centraux, on se fait du souci en face.

Comme une horloge, le Red Star est très bien réglé. La forte présence en réception-service et en défense offre une multitude d’options à Sunil Mudhoo. Et, avec la qualité de ses attaquants, c’est le pied comme dirait l’autre.

Au-delà de cet aspect sportif, le Red Star est visiblement animé d’une rage de vaincre. À les voir, il n’y a pas de petits ou de grands matches. Et, plus important, c’est qu’ils prennent du plaisir à jouer. C’est peut-être là toute la différence.

Publicité