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Une journée de la paix dans la totale discrétion

20 septembre 2004, 20:00

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Ciment des sociétés. Ingrédient des rapports humains, la paix mérite bien plus qu?une journée. Pourtant, elle n?aura droit qu?à une minute de silence chez nous. Celle qui sera observée à midi, à l?initiative du centre Mata Amritanandadamayi Devi de Quatre-Bornes. Séance de méditation, session de prières culmineront dans les 60 secondes solennelles.

Un silence répercuté par l?absence d?activités pour marquer cette journée. Sollicitées, Amnesty International et l?Organisation pour l?unité devaient dire qu?aucun calendrier d?activités n?est prévu aujourd?hui.

Alors que la paix n?a pas droit de cité dans de nombreux foyers de conflits, l?Onu décidait en 2001 de décréter le 21 septembre Journée internationale de la paix. Ici, la sensibilisation a pris une couleur différente après les événements de février 1999. Auparavant, en 1995, le ministre de la Femme décidait d?instituer un comité de sages dans le cadre de la Journée de la famille. Une communion de sensibilités qui devait péricliter jusqu?à ce que le président Uteem institue la commission de réflexion auprès du président de la République.

Parmi les neuf membres : le père Philippe Goupille, Jean Yip Tong, Mohammad Vayid et Uma Mungapen. Cette dernière nous explique, qu?encore une fois, les cerveaux regroupés autour de la présidence se sont lentement dispersés. Un sursaut devait survenir en août 2000, après le sommet des chefs religieux, sous l?égide des Nations unies. Dans le même esprit, la commission nationale devait se muer en comité de représentants religieux pour la paix à travers la foi. ?Monseigneur Ian Ernest, responsable de ce comité, n?étant pas au pays, nous n?avons prévu aucune activité?, précise le père Philippe Goupille.

De son côté, Uma Mungapen indique, qu?en janvier 2001, la communauté Baha?ï a proposé un plan d?action pour le fonctionnement du comité. ?On m?a demandé d?en prendre la responsabilité puisque j?avais fait partie du comité des sages et de la commission présidentielle.? Somme toute, la Journée de la paix donne tous les signes de devoir se dérouler loin de la fureur et du bruit.

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