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Alors on marche?
Les habitants de Boulingrin et de Robinson, deux patelins de Montagne-Longue, sont exaspérés. Aucun autobus ne dessert ces deux régions. Résultat : ils doivent marcher parfois jusqu?à deux kilomètres pour prendre l?autobus. Ceux qui se rendent à l?école à pied à l?école ou encore ceux qui vont se faire soigner à l?hôpital, doivent également parcourir de longues distances.
Pourtant, les requêtes de ces habitants ne datent pas d?hier. ?Cela fait des années que nous demandons aux autorités de mettre un autobus à la disposition des habitants de Boulingrin et de Robinson?, dit Baldeo Domun, un ancien habitant de Boulingrin. Il ajoute qu?il a dû quitter son ancienne région en raison du problème de transport. Comme lui, de nombreuses personnes ont ?fui ces localités?, abandonnant ainsi la culture des terres. Car, tous ceux qui s?y trouvent le font.
Baldeo, aujourd?hui âgé de 80 ans, a un triste souvenir de Boulingrin. Dans les années 60, sa fille, comme tous les autres enfants, devaient marcher avant de prendre l?autobus pour se rendre à l?école. Un jour, la fille avait été renversée par un autobus. Cet accident devait avoir de graves séquelles et quelques années plus tard, elle décédait. ?De grâce, évitons que les enfants marchent autant avec le risque de perdre la vie?, supplie-t-il.
Il connaît les difficultés que rencontrent les habitants de ces deux localités car, il a consenti d?énormes sacrifices lui-même. Ancien inspecteur des écoles, il a dû marcher dans la boue pour aller prendre l?autobus sur la route Royale.
<B>?Il faut l?élargir??
Baldeo explique que si dans les années 60, on disait que les autobus ne pouvaient desservir ces régions en l?absence d?un bon réseau routier, il ne comprend pas pourquoi cela n?est pas possible aujourd?hui. ?J?ai entendu dire que la roue étant étroite, les autobus éprouveront des difficultés pour circuler. Mais je propose des solutions. Soit la compagnie Mauritian Bus Transport, qui dessert la région fait l?acquisition de petits autobus, ou alors le gouvernement fait élargir le chemin grâce à l?acquisition obligatoire (compulsory acquisition). Ou tout simplement dit-il, les autorités peuvent construire une nouvelle route longue d?environ deux kilomètres. Car estime-t-il, il y a une centaine de familles qui sont concernées par ce problème.?
Baldeo déplore également l?état du crématorium de Boulingrin. Une famille avait mis un lopin de terre à la disposition des habitants pour l?incinération des morts. Ce terrain est encore utilisé pour l?incinération. Il demande aux autorités d?y faire construire un crématorium.
LA MAURITIAN BUS TRANSPORT
<B>?Le problème est la route?
Interrogé, le directeur du Mauritian Bus Transport (MBT), Dhiraz Dossieah, explique que c?est en raison de l?étroitesse de la route que les autobus ne peuvent desservir Boulingrin et Robinson. Il ajoute que certaines personnes co-opèrent en cédant un bout de leur terrain alors que d?autres refusent carrément. Il a indiqué que le ministère des Infrastructures publiques a fait mesurer la voie. Concernant l?acquisition de petits autobus, il dit que le problème se posera toujours, car la largeur de l?autobus est la même.
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