Publicité

Chidambaram : d?Air Mauritius à l?IATA

4 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

C?est dans un climat de délation que le départ de Vinod Chidambaram de la direction générale d?Air Mauritius était annoncé en septembre dernier. Près d?un an après, il refait surface, auréolé d?une motion de confiance de l?International Air Transport Association (IATA).

À partir du 28 de ce mois, il occupera le poste de vice-président de l?IATA pour la région Afrique et océan Indien, et sera en poste à Johannesburg. Mais Chidambaram ne fait pas non plus une croix sur une carrière locale. « Toutes les options sont possibles », affirme ce dernier.

L?ancien grand patron d?Air Mauritius n?est pas tout à fait un nouveau venu à l?IATA. En effet, depuis janvier dernier, il travaille comme consultant free-lance pour l?organisation. Ses services ont été retenus pour faire aboutir l?African Airlines Training Project que l?IATA met en place pour mieux former le personnel des compagnies aériennes africaines. « J?apporte une expérience de l?aviation que j?ai acquise pendant 18 ans à Air Mauritius. » Et ce savoir-faire est solide car Chidambaram y a occupé des fonctions clés pendant sa carrière, allant du planning à l?acquisition et au financement des nouvelles flottes.

Toutefois, un départ presque forcé après 18 ans dans une boîte peut laisser amer. « Je n?ai pas à rougir de ce que j?ai fait à Air Mauritius. Je n?ai pas du tout eu d?amertume lors de mon départ. J?ai eu d?excellentes relations avec tout le monde là-bas » Il calme le jeu, mais son départ d?Air Mauritius a néanmoins été mouvementé. « Je me voyais tous les jours accusé de toutes sortes de choses et mis à l?index dans les journaux pour des raisons qui n?ont rien à voir avec la gestion de l?entreprise. »

La principale faiblesse de l?ancien patron d?Air Mauritius aura, sans doute, été le défaut de soutien politique à son égard. Chidambaram explique qu?il n?a pas eu le soutien qu?un directeur général devrait avoir. « Je n?ai jamais non plus recherché de soutien politique. » Au moment où les rapports entre lui et son conseil d?administration se tendaient, l?Hôtel du gouvernement n?a en effet pas tranché en sa faveur, le contraignant alors à partir.

Mais la nouvelle direction mise en place reçoit les faveurs de Vinod Chidambaram. « Air Mauritius évolue très bien. Des décisions sont prises et il y a une façon de gérer qui est très bonne. » Il ne cache pas non plus sa satisfaction quant aux orientations et aux grandes stratégies du paille-en-queue. Selon lui, les grandes lignes qu?il avait dessinées durant son mandat de directeur général ont été plus ou moins suivies. « La nouvelle direction a continué avec des décisions qui ne sont pas loin de celles que je proposais. D?autres choses qui n?étaient pas dans les objectifs ont été modifiés. »

Vinod Chidambaram n?en relève pas moins les défis qui attendent la compagnie nationale : prix exorbitant du pétrole, concurrence de nouvelles compagnies aériennes. Mais il s?apprête avant tout à s?atteler à son nouveau poste, et à s?assurer que les compagnies d?aviation africaines bénéficient du financement nécessaire pour améliorer leurs flottes et leurs services.

Publicité