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Des Jeux marqués par les aléas politiques

21 août 2004, 20:00

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Pour la première fois, le Comité olympique accepte que l’unité de temps et de lieu ne soit pas respectée. Une visite en Océanie vaut bien cela…

Cinq ans après la nomination – en 1949 – de Melbourne comme site des Jeux de 1956, il apparaît en effet que la quarantaine de six mois imposée aux chevaux étrangers par la loi australienne crée un problème majeur. Stockholm est alors retenu pour accueillir, en mai, les épreuves d’équitation, le reste des compétitions se disputant bien à Melbourne, à partir de la fin de novembre.

Un détail, comparé aux événements qui agitent le monde, et à leurs conséquences. Un boycott d’envergure touche la manifestation : l’Égypte, le Liban et l’Irak s’abstiennent pour protester contre l’expédition franco-britannique du canal de Suez, consécutive à l’avancée des troupes israéliennes dans le Sinaï. La Chine populaire les imite, pour ne pas avoir à croiser en Australie celle de Formose (Taiwan).

Les Pays-Bas, la Suisse, l’Espagne enfin, déclinent, eux, l’invitation en représailles à l’intervention des chars soviétiques en Hongrie, où la tentative d’insurrection a été écrasée à quelques semaines de l’ouverture des Jeux. Sur place, l’équipe hongroise est d’ailleurs accueillie aussi chaudement que celle de l’USSR est boudée. Le point d’orgue de cet antagonisme sera la fameuse finale du tournoi de water-polo, Hongrie-URSS…

On remarque à peine deux événements qui placent les Jeux au-dessus des aléas politiques : les deux Allemagnes sont parvenues à se mettre d’accord pour n’aligner qu’une seule équipe. Et les délégations du monde entier défilent mélangées lors de la cérémonie de clôture. Cette novation sera pérennisée.

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