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Etudes en France : le visa de l’angoisse

21 août 2004, 20:00

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Avoir son inscription à l’université en poche, et des idées plein la tête. C’est le rêve de tout jeune qui aspire à construire son avenir. Mais ce rêve prend des allures de cauchemar quand le visa d’entrée pour le pays où il doit se rendre lui est refusé.

Une jeune port-louisienne se trouve dans cette situation depuis le début de ce mois. Détentrice du Higher School Certificate, elle souhaite étudier le droit. Elle avait lieu de penser que les choses allaient se passer autrement. Sa demande d’inscription pour une université française avait été déposée à une antenne de l’ambassade de France à Port-Louis, le Cifod - centre d’information, d’orientation et de documentation - qui s’est occupé de tout.

L’étudiante a d’abord été invitée à s’acquitter de certains frais pour l’acheminement de son dossier, puis à subir une épreuve linguistique, brillamment réussie.

Au début de juin, l’université de Paris 8 lui annonce que sa demande d’admission en Deug 1er cycle pour l’année 2004-2005 est acceptée. Elle lui demande de confirmer cette acceptation avant le 31 juillet, et de se présenter au bureau des étudiants étrangers avant le 1er octobre. Le Cifod lui conseille alors de s’adresser à l’ambassade de France à Port-Louis pour les formalités de visa.

Le rêve vire alors au cauchemar. Le visa lui est refusé. Elle apprend par la suite que son diplôme de Higher School Certificate, présenté pourtant dès la soumission de son dossier, ne répond pas aux exigences d’un protocole d’entente signé en 1996 entre les gouvernements français et mauricien. Un protocole qualifié dans certains milieux de désuet, compte tenu de ce qui se pratique dans d’autres pays.

Un haut fonctionnaire confirme que ce cas n’est pas isolé. Le dossier sera évoqué à l’hôtel du gouvernement dans le courant de la semaine. Le ministère des Affaires étrangères décidera ensuite s’il y a matière à engager une intervention officielle auprès de l’ambassade de France.

Entre-temps, les étudiants concernés se font du souci au fur et à mesure que les jours passent.

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