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Zalok

20 août 2004, 20:00

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Un regard malicieux, un léger rictus, il a l?attitude d?un enfant qui a dit une bêtise, et qui en garde une obligeante fierté. Mais lui n?est plus vraiment un enfant, quoique? c?est un artiste, c?est Henry Favory, qui clôture demain, le Festival de Théâtre de Port Louis avec Zalok.

Ce spectacle, c?est le «kolaz», d?une quinzaine de courtes pièces de théâtre, créées à partir de ces improvisations, lors des ateliers de théâtre de Marie France et Henry Favory.

Des enfants de tous les coins de l?île, Mahébourg, Goodlands, Quatre-Bornes, Rivière Noire, viennent assister à ces cours pour sortir ce qu?ils ont en eux, par la liberté qu?offre l?expression orale. Depuis plusieurs années, Henry Favory recueille les créations de ses élèves. A l?origine, les petites improvisations ne devaient pas constituer un spectacle, sinon, une petite représentation pour les parents.

Au fur et à mesure, le résultat fut tel qu?Henry Favory a retranscrit ces improvisations, avec le souci de reproduire les mots exacts des enfants et a mis en scène Zalok. A l?avenir, il prévoit aussi de publier les textes des petites pièces dans un recueil.

Dans la pièce, il y met en scène ces paroles d?enfants, âgés de 10 à 17 ans, celles que les grands ne peuvent pas dire, et témoigne de la formule de Moreno : «Sans la spontanéité, la créativité reste sans vie et sans la création, la spontanéité est stérile». Et qui de plus spontané et créatif qu?un enfant qui laisse s?échapper son imagination, sans se soucier de rien.

«DES CRÉATEURS À PART ENTIÈRE»

«Nous ne considérons pas les enfants comme des artistes en herbe, mais comme des créateurs à part entière», fait remarquer Henry Favory avant de préciser, chiffre à l?appui qu?un enfant a un potentiel créatif entre 95% et 98%, alors qu?un adulte n?en a plus que moins de 20%. Surtout pas de compétition, qui «tue la créativité», mais une liberté à toute épreuve.

En tant que membre de l?Association Internationale de théâtre pour les enfants et les jeunes, Henry Favory ?uvre pour l?enfant. «On travaille avec eux, on les amène à sortir leur créativité, mais nous respectons leur créativité». Donc, les laisser créer, les laisser vivre, libres. Ils apprennent à se parler, à inventer. En quelques mots, en une plus longue conversation. Ils n?ont aucune barrière. Ils font ce qu?ils veulent et c?est la vérité qui sort de la bouche de ces enfants qui ne font que jouer. «Et c?est là que le miracle se produit», déclare Henry Favory, l?observateur de ces petites merveilles.

C?est la vie de tous les jours avec ses peines, le refus de communication, le mal-être, et ses joies le cari-masala, la lune? Des mots d?enfants, joués par des adultes et destinés aux adultes.

Zalok, de Henry Favory, au Théâtre de Port Louis,dimanche 22 août à 14h00. Les billets sont en vente à Rs 100. ■

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