Publicité
La cour blanchit deux masseuses
Elles ont été arrêtées pour avoir proposé des pratiques sexuelles contre paiement à un policier. Et elles s?en sortent sans anicroche. Deux masseuses, âgées de 23 ans, ont été acquittées par la magistrate Asha Ramano qui siégeait au tribunal de Curepipe.
Dans son verdict, la magistrate estime que les deux masseuses n?ont commis aucun délit car elles n?ont pas sollicité le policier qui s?était fait passer pour un client. Il s?est rendu de son propre gré dans ce salon situé, selon l?acte d?accusation, à Curepipe, et a demandé aux deux prévenues de lui faire un massage. En outre, un salon, ce n?est pas une place publique.
Le policier Paunin s?est en effet fait passer pour un client, le 6 octobre 2000. Il se rend au salon vers 15 heures, en compagnie de l?inspecteur Hissoondoyal et d?autres policiers. Il y rencontre une des masseuses. Celle-ci lui indique qu?elles proposent d?ajouter du piment au massage et réclame pour cela la somme de Rs 800.
UN SALON N?EST PAS UN LIEU PUBLIC
Ayant remis Rs 1 000 à une des prévenues et ayant été placé dans une cabine en attendant que l?on s?occupe de lui, le policier téléphone à son supérieur resté à l?extérieur. Ce dernier entre alors dans le salon pour questionner les deux masseuses. Elles sont arrêtées. En cour, elles réclament leur droit au silence.
Me Rama Valayden, leur homme de loi, soutient que ses clientes n?ont commis aucun délit, les faits s?étant passés dans un lieu privé. Après examen des faits, la magistrate a convenu que l?acte d?accusation ne fait pas mention que le délit a été commis dans un lieu public. Elle a statué que l?accusation n?a pas établi la culpabilité des deux jeunes femmes.
Le délit reproché aux deux prévenues a, en effet, selon les témoignages, été commis dans un lieu décrit comme Health club with Sauna and Hairdresser. N?importe quel membre du public peut s?y rendre pour s?enquérir de ce qui se passe à l?intérieur. Il peut bénéficier des services offerts par le salon à la suite d?un arrangement avec le propriétaire.
La magistrate s?est donc demandé comment un tel club de massage peut être appelé une place publique comme une route ou un marché. C?est un fait, poursuit-elle, que les deux masseuses ne sont pas sorties du salon pour solliciter des clients. Elles ont été blanchies.
Publicité
Publicité
Les plus récents