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Les progrès confirmés
Le retrait des sprinteurs grecs Kostas Kenteris et Ekaterini Thanou de ?leurs? JO prouve que les athlètes ne peuvent plus se cacher. Les Jeux devaient être le premier test d?importance pour le premier système de lutte antidopage mondial mis en place cette année à l?issue de 12 mois qui ont déjà considérablement réduit la marge de manoeuvre des tricheurs.
Parmi les sportifs célèbres pris la main dans le sac et qui ne participeront pas aux épreuves d?athlétisme qui débutent aujourd?hui, figure Torri Edwards, championne du monde américaine du 100m. Elle a été suspendue deux ans pour dopage.
L?athlète la plus célèbre et la plus médiatique du monde, Marion Jones, cinq médailles aux Jeux de Sydney, sera bien à Athènes pour participer à la longueur. Mais elle est au coeur d?allégations de dopage, qu?elle dément fermement.
<B>L?affaire de la THG</B>
Les premiers jours de ces Jeux d?Athènes ont aussi été marqués par l?affaire Kenteris-Thanou. Leur retrait volontaire est la conséquence d?un contrôle antidopage manqué à la veille de la cérémonie d?ouverture.
Sans avoir été contrôlés positifs, ils sont désormais les protagonistes de la plus importante affaire de dopage depuis que Ben Johnson a été privé de sa médaille d?or du 100m lors des Jeux de Séoul, en 1988, pour avoir utilisé un stéroïde.
En juin 2003, un homme se présentant comme un entraîneur d?athlétisme reconnu a envoyé à l?Agence antidopage américaine (Usada) une seringue contenant une nouvelle substance, la THG.
En secret, l?Usada a créé un test de dépistage de ce stéroïde jusqu?alors inconnu. Elle a ensuite demandé à ce que 55 échantillons prélevés lors des championnats des États-Unis d?athlétisme soient à nouveau testés.
Un mois plus tard, quatre athlètes apprenaient qu?ils avaient été contrôlés positifs à la THG. L?AMA et toutes les fédérations internationales ordonnaient alors de nouveaux tests sur tous les prélèvements stockés.
En novembre, le Britannique Dwain Chambers, champion d?Europe du 100m, était suspendu deux ans pour un contrôle positif à la THG.
Cette année, il ne s?est presque pas passé une semaine sans qu?un ?grand nom? soit soupçonné de dopage ou pris par les contrôles. Trois des cinq premières de la finale du 100m des Championnats du monde de Paris Saint-Denis en 2003, n?ont ainsi pas été autorisées à courir à Athènes.
Kelli White, qui avait remporté ce 100m avant d?être privée de sa médaille, est même la première athlète à avoir été suspendue sur la base de preuves indéniables et sans avoir été contrôlée positive.
Elle a reconnu ses torts et s?est engagée, dans l?espoir de voir sa suspension réduite, à aider les autorités sportives américaines, désireuses d?envoyer à Athènes une équipe irréprochable, à ?faire le ménage?.
Le cas de la THG montre qu?il y a peut-être encore bon nombre de stéroïdes indétectables et que des scientifiques travaillent sans doute main dans la main avec des athlètes pour garder une longueur d?avance sur les enquêteurs.
LA SAGA KENTERIS-THANOU
<B>Peut-être un lien avec l?affaire Balco</B>
Le quotidien californien San Jose Mercury News a indiqué, hier, que le laboratoire Balco, objet d'une enquête sur la commercialisation de produits dopants, aurait été en relation avec les deux athlètes grecs actuellement au coeur d'une affaire de dopage aux JO d'Athènes.
Citant une source proche de l'enquête, le journal rapporte que Victor Conte, propriétaire de Balco, le laboratoire notamment inventeur de la THG, un stéroïde anabolisant conçu pour ne pas être détecté lors des contrôles antidopage, a échangé en août 2002 des courriers avec ?un entraîneur d'athlétisme grec?. Dans l'un de ces messages, mis sous scellés par les enquêteurs, Victor Conte avertit son interlocuteur qu'un test a été mis au point par les responsables de la lutte antidopage pour dépister ?les substances en question? et demande de faire passer l?information à l?entraîneur des athlètes grecs (masqué) ?.
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