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Une nouvelle injonction réclamée contre la démolition du GBS
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Une nouvelle injonction réclamée contre la démolition du GBS
Après La Langouste Grisée, c?est au tour de la compagnie d?assurances State Insurance Company of Mauritius (Sicom), assureur de la boutique hors taxes Etoile d?Orient, de demander une injonction en Cour suprême pour ce que le Grand-Bay Store (GBS) ne soit pas démoli.
La Sicom a servi mercredi une mise en demeure au propriétaire de ce complexe. Le bâtiment est en ruines à cause de l?explosion qui s?y est produite le 25 juillet.
Cette injonction sera entendue aujourd?hui devant le juge en chambre. La Sicom soutient sa demande en arguant que les articles se trouvant dans le magasin Etoile d?Orient n?ont pas encore été évalués. Elle ne peut se prononcer sur le nombre d?articles endommagés. De plus, le magasin doit chercher un ?bonded warehouse? pour entreposer ces articles, estimés à plusieurs millions de roupies.
Mardi 10 août, le juge Keshoe Parsad Matadeen, avait accédé à la requête du propriétaire de La Langouste Grisée, Benoît Giblot-Ducray pour que son restaurant ne soit pas démoli. Cela, afin de permettre à un expert en explosifs sud-africain, Jopie Van Staden, d?examiner les lieux du sinistre pour démontrer que l?explosion n?a pas eu lieu dans ce restaurant.
Vingt-cinq jours après la mystérieuse explosion qui a complètement ravagé le GBS, onze commerçants ont déjà récupéré certains articles dans les décombres. Quatre autres attendent une autorisation policière pour pouvoir en faire autant.
Danger potentiel
Entre-temps la Major Crime Investigation Team (MCIT) et la Criminal Investigation Division (CID) de la région nord poursuivent leur enquête sur le terrain.
Hier matin, des hommes de l?Engineer Squadron de la Special Mobile Force (SMF), continuent de déblayer les débris à côté du restaurant Cheval de Mer. Quelques mètres plus loin, au bar Mai-Tai, des articles sont récupérés pour être chargés sur une camionnette.
Mardi, des éléments du Scene Of Crime Office ont collecté d?autres indices. La zone du sinistre est toujours sécurisée par des barrières métalliques. Des soldats de la SMF, placés sous la responsabilité de l?inspecteur Vishnou, assurent la surveillance du lieu avec la Special Supporting Unit (SSU).
Cette opération de déblayage est effectuée en présence de l?assistant commissaire de police, Rajesh Ramen, Northern Divisional Commander et des assistants surintendants de police, Megnath Sahai et Ibrahim Rasmaully.
Cette partie de la route restera fermée aussi longtemps que le bâtiment en ruines n?est pas démoli. Ce qui reste du complexe du GBS constitue un danger potentiel pour les usagers et les automobilistes. C?est ce qui ressort d?un rapport soumis aux autorités policières par des ingénieurs des ministères des Infrastructures publiques, du Logement et des terres et des ingénieurs du conseil de district du Nord.
Le rapport final du Federal Bureau of Investigation (FBI) sur la cause de l?explosion de GBS devrait être remis aux autorités mauriciennes la semaine prochaine. Il est rédigé par les deux experts Rex Stockham et Ron Kelly, qui avaient minutieusement examiné le bâtiment en ruines. Dans un rapport préliminaire, ils avaient attribué cette explosion à une fuite de gaz. Dans leur rapport final, ils soutiendront probablement cette thèse. Celle-ci est en complète contradiction avec le rapport du Forensic Science Laboratory, qui fait état de traces d?explosifs (explosive residues).
Dès qu?elles obtiendront le rapport du FBI, les autorités mauriciennes feront appel à l?expertise sud-africaine pour trancher ce différend.
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