Publicité
Questions à?Jacques Armon
? Rappelez-nous ce qui a contribué à décrocher ce titre de National Youth Achievement Award ?
Tout a commencé lorsque j?étais encore au collège Windsor, de Rose-Belle. J?avais l?habitude de participer au travail communautaire organisé à Le Bouchon, à New-Grove et dans d?autres endroits aux côtés de mes camarades de classe et voisins pour venir en aide aux démunis. J?avais toujours pensé m?inscrire pour le Duke of Edinburgh Award. Et comme à cette époque, les cours étaient dispensés dans plusieurs secteurs : habilité, expéditions, aptitudes physiques et service, j?avais profité de l?expérience des autres pour apprendre à faire du travail social et m?inscrire à cette compétition. Pour me perfectionner aussi dans l?art culinaire à l?école hôtelière.
? Cette récompense a sans nul doute contribué à vous faire occuper aujourd?hui le poste de facilitateur social au sein du Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG).
Certainement. C?est cela qui m?a incité à faire acte de candidature pour ce poste. Ayant moi-même grandi dans un milieu défavorisé, je me suis dit que je pourrais, à mon tour, alléger le fardeau des autres, à travers mes actions.
? Vous qui êtes sur le terrain depuis plus de deux ans en tant que Field Worker. Quel constat faites-vous du niveau de vie dans cette partie du Sud .
Je trouve que le travail accompli auprès des gens et les facilités offertes par le TFIVG pour la mise en place des projets commencent à porter leurs fruits.
Par exemple les gens utilisent judicieusement le micro-crédit pour des projets d?élevage, d?agriculture ou d?autres projets, que ce soit sur une base communautaire ou individuelle. N?oubliez pas qu?il existe également l?emprunt pour les étudiants qui ont besoin d?une aide financière pour leurs études, secondaire et tertiaire.
Si j?ai à donner un conseil aux parents qui veulent sortir de la pauvreté, je leur dirai de faire de leur mieux pour forcer leur enfants à aller à l?école. A mon humble avis, l?éducation est le seule moyen d?y parvenir.
Pour revenir à mon constat sur le terrain, je regrette de dire que Mahébourg est devenu un endroit où le nombre de drogués et d?alcooliques, augmente chaque jour.
Pour empêcher que d?autres jeunes soient pris dans cet enfer, la Natresa en collaboration avec les animateurs du TFIVG, essaient de sensibiliser les jeunes de la région.
? Et les jeunes qui sont sans emploi ou qui le perdent ?
Je leur conseille de suivre l?exemple de beaucoup des gens qui vivent dans les faubourgs et qui, grâce au soutien financier et l?apport du TFIVG, ont pu retrouver leur dignité en créant leur propre entreprise. Si je puis me permettre de parler, ce n?est certainement pas pour vanter notre organisation. Je m?appuie sur des faits concrets où des gens ont déjà bénéficié de l?aide et qui viennent témoigner chaque semaine lors des réunions.
Propos recueillis par Jocelyn ROSE
Publicité
Publicité
Les plus récents