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Hamilton crée la surprise

18 août 2004, 20:00

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L'absence de Lance Armstrong dans le contre-la-montre des Jeux d'Athènes a inspiré ses compatriotes ainsi que ses équipiers passés ou récents puisque le titre est revenu hier à Tyler Hamilton.

L'Américain, ancien bras droit du sextuple vainqueur du Tour de France, a déjoué les pronostics et les rares pièges d'un parcours de 48 km en bord de mer Egée pour l'emporter devant le tenant du titre, le Russe Viatcheslav Ekimov, et un autre Américain, Bobby Julich.

Si ces trois hommes figuraient parmi les favoris de l'épreuve, tout désignait au départ Jan Ullrich. Mais l'Allemand, déjà détrôné dans la course en ligne par Paolo Bettini, a échoué à une fort décevante 7e place au diapason d'une saison ratée.

Les trois médaillés du jour ont donc en commun d'avoir un jour ou l'autre compté parmi les plus proches amis et collaborateurs d'Armstrong. Hamilton, qui l'a emporté en 57'31”, en à peine plus de 50 km/h de moyenne, fut longtemps son bras droit avant de s'en aller briguer une carrière personnelle voilà deux ans, chez CSC puis chez Phonak cette saison.

Ses références contre-la-montre étaient réelles, mais personne ne s'attendait vraiment à le voir à pareille fête sur un parcours très roulant, très ensoleillé, assez venté et effleurant de sympathiques criques invitant plus au farniente qu'à l'effort solitaire.

<B>Camouflet pour Ullrich</B>

Le circuit de 12 km parcouru à quatre reprises par les hommes semblait convenir avant tout à un coureur puissant du type d'Ullrich ou d'autres vrais spécialistes. Et puis Hamilton restait sur une terrible désillusion dans le Tour de France, où les séquelles d'une chute suivie de la mort de son chien “Tugboat” l'avaient contraint à l'abandon.

Quant à Ekimov, il avait annoncé sa retraite après son sacre de Sydney et n'avait repris le chemin des aires de départ que pour soutenir Armstrong dans sa quête de six Tours de France. A 38 ans, celui qui avait été champion olympique par équipes avec l'Union soviétique à Séoul en 1988, paraissait un peu âgé pour ajouter une nouvelle médaille à son palmarès unique.

Bobby Julich, équipier d'Armstrong jusqu'en 1997, avait pour sa part annoncé la couleur en assurant qu'il serait extrêmement déçu de repartir de Grèce sans médaille. Le voilà exaucé et revenu, en tout cas dans les chronos, pas loin du niveau qui lui permit de terminer troisième du Tour en 1998. Lui aussi avait pourtant déçu cette année dans la Grande Boucle, terminant en 40e position.

Pour Ullrich, en revanche, cet échec est une nouvelle et cruelle désillusion. Le vainqueur du Tour 1997, qui avait échoué au pied du podium cet été pour la première fois, comptait sur ce contre-la-montre pour se racheter. Il termine à 1'30” d'Hamilton, un sévère camouflet.

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