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Ramgoolam : ?GM et gros capital ont fait alliance?
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Ramgoolam : ?GM et gros capital ont fait alliance?
Navin Ramgoolam poursuit avec virulence sa campagne contre le ?gros capital?. Il intervenait, hier au Centre Marie-Reine-de-la-PaiÒx, pour le 119e anniversaire de la naissance d?Emmanuel Anquetil.
Pour le leader du Parti travailliste, ?gouvernman ek gro kapital inn vinn dan lalians. Get zot arogans?. Navin Ramgoolam insiste auparavant : il n?est pas contre le secteur privé mais veut assurer ?à tous les Mauriciens un avenir prospère?.
Il demande ?d?oublier nos petites différences pour se mobiliser. Nous ne devons pas nous tromper d?adversaire. La défaite a été une grande opportunité pour moi et il nous faut mener maintenant une lutte sans merci?. Il promet que quand il sera au pouvoir il ? ne travaillera pas que pour une poignée de personnes?.
De plus, Navin Ramgoolam, a commenté plusieurs sujets d?actualité. Les récents licenciements dans la zone franche le préoccupent. Quant aux menaces concernant le secteur sucre, il dit avoir une solution. ?nou koné ki bizin fer. Nou ena solisyon. Pa kouma zot qui ban esek dan diplomasi ekonomik?.
Par ailleurs, Navin Ramgoolam, a commenté la réforme de la pension de vieillesse. ?Quand j?ai posé une question à l?Assemblée nationale au ministre, il a dit que rien n?était finalisé. Quand nous voyons la confusion du moment, nous comprenons que la situation n?a pas beaucoup évolué.? Il qualifie d??humiliations inacceptables ce qui se passe aujourd?hui?.
Le leader rouge est d?avis que le combat du syndicaliste Emmanuel Anquetil dans les années 35 n?est pas différent de celui d?aujourd?hui. ?C?est le même combat qui recommence. Nous avons toujours à nous battre pour nos droits. Nous avons obtenu l?indépendance en 1968 mais quelle est la différence aujourd?hui ??
SYNDICATS
Anquetil : dix ans de combat
■ James Burty David a fait hier un exposé du parcours du syndicaliste Emmanuel Anquetil. Malgré son physique frêle, c?était un ?homme de grandes convictions?. De retour du Pays de Galles en 1936, le syndicaliste sent le désarroi des travailleurs. Ils ne sont pas syndiqués et sont très désorganisés. C?est ainsi que débute son premier engagement en 1937, l?année des premières manifestations de masse. Il insiste pour changer la constitution afin de leur permettre d?exercer leurs droits ? changement qui interviendra en 1947, un an après sa mort. Mais la résistance du gouvernement colonial fait rage. L?état d?urgence s?installe et il y a alors une commission d?enquête sur les troubles survenus sur les propriétés sucrières. Anquetil a aussi contribué à la mise en place du Bureau du travail. James Burty David raconte qu?en 1938 a lieu la première mobilisation des 35 000 travailleurs pour la fête du Travail au Champ-de-Mars sous la houlette de Maurice Curé et d?Anquetil. C?est alors, selon lui, un ?tournant historique?. Cette même année, le gouverneur déporte Anquetil à Rodrigues pour une période indéterminée. Au bout de deux mois, toutefois, après la mobilisation des travailleurs et avec le soutien du parti travailliste de la Grande-Bretagne, il est rapatrié à Maurice. Il est alors accompagné de son fils, John, 15 ans, à Rodrigues. Les années suivantes, Anquetil se battra avec virulence et sera à l?origine des Associations industrielles. Il dirigera par la suite un journal, ?le Peuple Mauricien?, qui ne durera pas. En 1943, il soutiendra les grévistes des différents établissements sucriers jusqu?à la fusillade de Belle-Vue-Harel. Ce bouillonnement motivera davantage Emmanuel Anquetil jusqu?à sa mort le 29 décembre 1946, d?une pneumonie.
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