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Quand le tennis se pose des questions

15 août 2004, 20:00

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La rapidité des courts de tennis du tournoi olympique à Athènes a suscité un début de polémique hier parmi les joueurs.

?Il y a beaucoup de joueurs qui ne seront pas agréables à affronter sur cette surface car elle est trop rapide?, a prévenu le Suisse Roger Federer.

Le numéro un mondial estime ainsi que la surface, du Decoturf II, va niveler les différences entre les joueurs.

Les Sud-Américains sont particulièrement remontés, non seulement contre la surface mais aussi contre les balles, qu'ils jugent trop dures.

?C'était trop rapide. C'était très difficile pour moi. Ça a été impossible de m'adapter, je n'ai pas pu me faire à la surface?, s'est plaint l'Argentin Mariano Zabaleta, éliminé au premier tour.

Son compatriote Juan Ignacio Chela, tête de série numéro 11, a dit éprouver le même sentiment après sa défaite contre le Biélorusse Max Mirnyi. Il lui a été impossible de contrôler la balle, a-t-il affirmé.

Malgré sa victoire, la Colombienne Fabiola Zuluaga était aussi en colère: ?Ils nous ont dit que c'était la même suface qu'à l'US Open mais cela n'a rien à voir. Avec la chaleur, c'est plus mou, plus collant.?

La Fédération internationale de tennis affirme que la surface et les balles sont les mêmes que lors des prochains Internationaux des Etats-Unis, qui commencent fin août.

Andy Roddick a balayé cette polémique d'un revers de main. ?Les deux joueurs ne sont-ils pas sur le même court ??, a interrogé le numéro deux mondial. ?N'est-ce pas la même surface pour tout le monde? C'est sûr, c'est assez rapide ici et les balles fusent mais c'est pareil pour tout le monde, allons.?

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