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Le projet ZEP passe à la vitesse supérieure
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Le projet ZEP passe à la vitesse supérieure
Un an après le lancement officiel du projet Zone d?éducation prioritaire (ZEP), les choses commencent réellement à prendre forme.
Dès aujourd?hui, les 30 établissements concernés fonctionneront en clusters (regroupant 8 à 10 écoles ZEP de la même zone) afin de pouvoir mieux attaquer les défis qui leur sont propres. Ces structures définiront les priorités des ZEP et géreront les écoles de manière collective. Il s?agit, en d?autres mots, de rompre avec la gestion traditionnelle.
Les premières retombées de la participation du secteur privé, à travers le projet du Joint Economic Council (JEC), devraient aussi se faire sentir : amorcée il y a un mois, elle vise à offrir un soutien financier aux écoles. D?autres projets, notamment pédagogiques, deraient également faire leur entrée dans les classes d?ici peu.
En fait, le projet ZEP n?a fait ses premiers pas, plutôt timides, dans les écoles, qu?en janvier dernier. Depuis, la situation s?est sensiblement améliorée, connaissant maintenant un véritable coup de fouet.
?Cette année financière sera surtout consacrée à la pédagogie. Par exemple, elle verra la mise en place des conseils de maîtres, relatifs aux classes lower primary : ce seront des forums d?échanges d?expériences et d?innovations entre les enseignants?, explique Eshan Abdool Raman, conseiller au ministère de l?Education et coordinateur du projet.
Les maîtres d?école étaient réunis lors d?un séminaire qui a pris fin samedi à l?hôtel Le Coco Beach, à Belle-Mare. Pendant trois jours, ils ont discuté du projet ZEP sous toutes ses coutures.
La synergie commence à fonctionner
?Oui, il y a beaucoup de difficultés autour du projet. Mais les solutions existent. Malgré un démarrage lent, nous atteignons déjà une vitesse de croisière?, affirme Rafick Koremtallee, maître d?école à la Révérend Espitalier-Noël Government School, Floréal.
Dans les 30 établissements ZEP, la synergie écoliers-enseignants-parents-organisations non gouvernementales (ONG) -secteur privé commence à fonctionner. Les trois jours de discussions ont permis de mettre tout le monde sur la même longueur d?onde et ont démontré la motivation de chaque maître d?école pour le projet.
Toutefois, le maître d?école seul ne peut pas grand-chose. L?enthousiasme doit se faire sentir à tous les échelons. Enseignants et personnel non-enseignant doivent également apporter leur pierre à l?édifice. Et c?est peut-être là que le bât blesse.
?Dans tout projet il y a des réfractaires, mais il faut donner le temps au temps. Notre plus gros défi est de faire entrer tous les enfants dans le projet, en sensibilisant les parents à l?importance de l?éducation?, explique Roger Puran, maître de la Richelieu Government School.
Sur ce plan, les maîtres d?école avouent avoir quelques difficultés à mobiliser tout le monde. Au niveau du ministère, ce problème est pris très au sérieux. Le système d?évaluation des performances, avec des bonus à la clé, devrait pouvoir stimuler la mobilisation.
L?équipe de ?parents médiateurs?, liens entre les parents et l?école, sera renforcée prochainement, passant de cinq à neuf membres. Ils font partie de la School Development Unit, unité composée de parents, d?ONG, de travailleurs sociaux et du secteur privé qui gérera l?école et élaborera une stratégie adaptée à l?établissement. Les officiers de liaison, pont entre l?école et le ministère chargés notamment de surveiller le taux d?absentéisme, opéreront également dès ce début de ce troisième trimestre.
Deux autres éléments seront considérés au cours de la présente année financière : le Food Nutrition Program sera rapidement revu pour éliminer les problèmes identifiés au niveau du contenu et la distribution des repas ; et le programme de santé, pour détecter et assurer le suivi des problèmes des écoliers dès le plus jeune âge.
S?il reste encore beaucoup à faire, les autorités ne baissent pas les bras : ?La structure est née, il faut maintenant la faire fonctionner. Nous réunissons les conditions pour assurer la réussite des enfants ?, assure Eshan Abdool Raman. Il ne faudra cependant pas s?attendre à des miracles instantanés. Des résultats probants viendront à moyen et à long termes.
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