Publicité
La ville olympique prend vie !
A un peu plus d’une semaine du début des Jeux, le 13 août, la ville d’Athènes est enfin entrée dans le vif du sujet, avec l’arrivée des premiers athlètes au village olympique, l’activation du système de transports et la mise en place quasi-totale d’un dispositif de sécurité sans précédent.
Finis donc les débats sempiternels entre Cassandres et optimistes sur l’achèvement des ouvrages. “La Grèce a réussi à faire ce que certains croyaient au-dessus de ses forces. Ces Jeux seront uniques”, a promis la présidente du Comité organisateur (ATHOC), Gianna Angelopoulos-Daskalaki, lors de la cérémonie d’inauguration du village olympique jeudi dernier.
Celui-ci a commencé vendredi à accueillir athlètes et officiels. Parmi les premiers, des Grecs et des Japonais, même si le gros des troupes n’arrivera que progressivement dans les prochains jours.
Dimanche, l’ensemble du programme olympique des moyens de transport (navettes olympiques, tramway, métro, taxis olympiques, train de banlieue...) et de circulation est devenu opérationnel.
Les Athéniens doivent désormais respecter les “voies olympiques” sur les principaux axes de la ville. La voie de gauche sur ces axes est ainsi réservée aux véhicules accrédités, celle de droite aux moyens de transport publics et celle du milieu peut être utilisée par les particuliers et les taxis.
Le train de banlieue et le métro menant de l’aéroport au centre-ville, inaugurés in extremis vendredi, sont désormais à l’oeuvre. Les 2 000 bus des dix lignes principales fonctionnent désormais 24 heures sur 24, tout comme le tramway, inauguré à la mi-juillet et qui relie le centre-ville aux sites de la banlieue sud du bord de mer.
En matière de sécurité, le système de haute technologie fourni par un consortium international pour contribuer à la sécurité des Jeux est devenu opérationnel mardi dernier avec quelques semaines de retard.
Le “verrouillage” de l’ensemble des installations olympiques, c’est-à-dire leur fermeture après une fouille minutieuse à la recherche d’explosifs, a été mené “à 90 %”, selon le ministre de l’Ordre public Georges Voulgarakis, et devrait être achevé jeudi.
A peu près en même temps, les forces armées grecques auront terminé le déploiement de quelque 13 000 soldats pour surveiller air, mer et terre.
Trente-cinq bâtiments de la marine grecque ont ainsi été progressivement mis en place depuis le début du mois en mer Egée (est) et en mer Ionienne (ouest) pour contrôler les navires suspects et arrêter les arrivées de clandestins, parmi lesquels pourraient se cacher des terroristes. La flotte devrait être totalement opérationnelle aujourd’hui.
Quant aux huit bâtiments de la Force navale permanente en Méditerranée de l’Otan (Stanavformed), ils seront sur zone à partir de vendredi, dans les eaux internationales bordant les eaux grecques, pour renforcer la surveillance et le contrôle.
L’armée de l’air a pour sa part installé des batteries de missiles anti-aériens à longue portée, des Patriot américains ou des S-300 russes, dans différentes bases aériennes du pays, ainsi que des missiles moyenne portée Crotale. Quatre Awacs de l’Otan, basés au nord-ouest, entameront par ailleurs leurs missions de surveillance aérienne le 10 août.
Les derniers éléments de l’unité internationale de l’Otan pour la protection contre la menace NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique) devaient arriver lundi.
Mais, selon une haute source militaire, les autorités grecques n’ont “aucune indication sur une éventuelle menace contre les Jeux”.
La seule menace qui semble se profiler à l’horizon est celle du vent et des orages, selon le service météorologique grec. Celui-ci ne prévoit pas de canicule, mais de courts orages d’une durée de 30 minutes à une heure, qui devraient tomber en début d’après-midi, mais a priori sans grandes répercussions sur la plupart des épreuves.
Après la gigantesque panne électrique du 12 juillet, Athènes a également connu des difficultés sur ses installations téléphoniques.
Pendant plus de six heures, toutes les banlieues nord de la ville, et 14 installations olympiques, dont le village des athlètes, ont été privées de téléphone. Cette panne a eu lieu au moment où l’opérateur national grec (OTE) tentait de basculer ses lignes sur un nouveau système mis en place justement en prévision des Jeux. Des travaux d’urgence ont été effectués ce week-end pour éviter un nouvel incident de ce genre.
Mais il y a aussi eu de bonnes nouvelles pour les organisateurs : le comité d’organisation s’est félicité dimanche d’une envolée “impressionnante” des ventes de billets pour les compétitions : 80 000 la semaine dernière par rapport aux 28 000 billets vendus en moyenne chaque semaine en juin.
Publicité
Publicité
Les plus récents